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 ~ Silent Hill : Return to Paradise ~

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fallenRaziel

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MessageSujet: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Mar Déc 11, 2012 6:43 pm

Voici une fanfiction sur Silent Hill que j'ai toujours eu envie de faire. Il s'agit du récit des 11 premiers meurtres de... vous verrez bien. Il y a 10 chapitres. Les personnages officiels sont de Konami, les autres de moi. J'ai essayé de coller le plus possible au fandom et aux infos officielles, mais j'ai quand même dû changer certains détails pour les besoins de mon scénario. Il est conseillé de lire ma fanfiction avant de jouer à Silent Hill 4 : The Room.
Certains passages peuvent paraître choquants pour les plus jeunes, c'est du thriller/fantastique/horreur.
__________________________________________________________

Citation :
Citation :


CHAPITRE 01121 - (Jimmy Stone)
OPSIS
(Première Partie)


«Ecrivez, pendant, que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire...»


13 février 1994... Silent Hill, Wish House... 22H27...

Le père Jimmy était assis à sa table en train d'écrire dans un lourd registre. Il lui fallait vite consigner les évènements de la journée passée. Normalement, son second, George, aurait dû se charger de cela, mais celui-ci était en déplacement à l'extérieur ; alors, il avait décidé de se mettre à la tâche.
Ce n'était pas un travail ingrat : tout ce qui pouvait contribuer à la gloire du culte de Valtiel était un honneur. Le père Jimmy avait essayé de concilier les deux églises de Silent Hill sur un point dogmatique épineux, et il y était admirablement parvenu, non sans quelques difficultés cependant.
Les églises Holy Mother et Saint Ladies se faisaient souvent la guerre pour des points de détails, que le père Jimmy jugeait sans importance, mais qui mettaient tout le monde à cran ; il essayait toujours de rappeler qu'ils vénéraient tous le même Dieu et qu'ils devaient donc tout faire pour Sa gloire, quitte à faire quelques concessions en ce bas monde.
Le père Jimmy s'adossa à sa chaise et s'étira longuement : cela faisait bien deux heures qu'il était assis là à écrire et un peu de distraction lui ferait du bien... Il prit une fléchette posée à côté de lui et la lança dans une cible derrière sa tête sur le mur : dans le mille, comme toujours...
Jimmy Stone réussissait toujours ce qu'il entreprenait, c'était pour ça qu'on l'avait choisi comme médiateur et porte-parole du culte ; ses manières posées et sa voix douce, additionnées à sa stature imposante, lui donnaient un charisme certain, et il en était conscient. Ce qui ne l'empêchait pas de hausser le ton parfois... Ses avis étaient tellement craints et respectés qu'il était surnommé par tous le «Diable Rouge»...
Mais, malgré tout, il n'était pas le saint que tout le monde croyait : parfois, il lui arrivait de se faire des petits plaisirs que certains auraient trouvés plus que malsains, mais il s'en moquait. Il n'y avait rien de mal à se déguiser de temps en temps...
Avec quelques amis, il avait créé un espèce de «club privé» qui prenait du plaisir à singer les manières et l'habillement des anciens geôliers de la prison de Toluca Lake ; ce n'était pas bien méchant, seulement un peu de tissu et de carton, mais Jimmy Stone trouvait ça amusant ; il avait toujours été fasciné par cette façon qu'avaient les matons de Toluca de patrouiller devant les cellules, en blouses blanches... Et ce casque... en forme de pyramide... Comment porter une telle chose ?
Le déguisement de Jimmy Stone était une plaisanterie à côté des vrais, mais ça lui donnait l'occasion de vivre une expérience unique : être le surveillant, le tortionnaire, le bourreau s'il le fallait... Après tout, n'était-ce pas le rôle de Valtiel ?...
Retournant à sa tâche, il repris sa plume et recommença à écrire. Chaque nouveau dogme et règle devait être écrit dans ce registre ; la légitimité des 21 Sacrements avait été âprement discutée, mais finalement tous s'étaient mis d'accord pour reconnaître que le rituel des Gillespie avait échoué et qu'il fallait trouver une autre solution pour ramener Dieu et Son Paradis...
Jimmy en était très fier car c'était lui qui avait mis en place ce rituel (avec l'aide de George), et autant qu'il en savait, celui-ci devrait bientôt commencer. George avait formé personnellement la personne qui devait s'en charger... et Jimmy ne pouvait douter de son intégrité.
George et lui avaient pratiqué en secret un rituel qui faisait de cette personne le bras armé de Dieu en ce monde, en introduisant l'ange Valtiel dans son corps... Cela n'avait pas été facile, et il avait fallu s'y reprendre à plusieurs fois avant que cela marche, mais finalement ils avaient réussi, et tout était en place... Tout ce qui manquait, c'était un signe de Dieu : alors seulement, l'incarnation de Valtiel se mettrait au travail.
L'esprit de cette personne était si puissant... Jimmy en avait été bouleversé, il avait cru revoir Alessa Gillespie en personne... Mais son protégé, lui, n'échouerai pas comme Alessa : elle avait manqué de foi, et avait finalement fait échoué le rituel... Son protégé, lui, ne manquait pas de foi...
Jimmy repris une fléchette et la lança vers la cible sur le mur ; elle se ficha dans le bois, ratant la cible d'un centimètre. Jimmy fronça les sourcils : quelque chose allait de travers... Il se leva de sa chaise, et alla ouvrir sa fenêtre qui donnait sur les bois de Silent Hill. Il ne voyait pas la ville de là où il était, mais il pouvait sentir son pouls ; Silent Hill était comme un être vivant, qui respirait, criait, pleurait et priait avec ses habitants.
Il se trouvait au premier étage de la Wish House, l'orphelinat de Silent Hill, qu'il avait d'ailleurs contribué à créer. Peu de gens savaient exactement ce qui se tramait derrière les palissades de bois qui entouraient le domaine ; peu de gens savaient que cet endroit en apparence fort charitable était en fait un vivier de futurs adeptes du culte. Son jeune protégé y avait d'ailleurs été élevé, et Jimmy avait veillé à ce que les Saintes Ecritures lui soient dispensées plus qu'aux autres, afin de bien lui faire comprendre où était son intérêt... Dahlia Gillespie, reconnaissant et respectant les dispositions naturelles de l'enfant, avait aussi donné de son temps dans ce but. Bien sûr, ce n'était pas très juste d'avoir utilisé le drame personnel de cet enfant pour servir leur cause, mais il fallait bien faire tout ce qu'on pouvait au nom de Dieu...
Les enfants de l'orphelinat étaient de sortie ce soir, visiblement on les avait emmené prier près de la pierre... Les enfants aimaient bien ça, la pierre avait vraiment un effet magnétique : ils se prenaient tous par la main et chantaient des cantiques en dansant autour de la pierre... comme des papillons attirés par une flamme... Jimmy était donc seul ce soir et il respira l'air nocturne à pleins poumons avant de refermer la fenêtre.
Il avait envie de se consoler de son échec aux fléchettes. Il se dirigea vers l'armoire au fond de la chambre et ouvrit les battants ; là, bien rangée dans le fond, il y avait sa panoplie de geôlier, et il la regarda avec envie. Après tout, il n'y avait pas de mal à se faire un peu plaisir...
Il prit le tout et se dirigea vers la petite salle de bain. Après avoir revêtu la blouse blanche, il mit le casque pyramidal sur sa tête : à ce moment, il se sentit vraiment quelqu'un d'autre. Il avait fait des trous très discrets dans le casque afin de pouvoir s'admirer et il commença à prendre la pose devant le miroir du lavabo. Mais c'était étrange...
Le reflet qu'il voyait lui semblait différent de ce à quoi il devrait avoir l'air... Le casque semblait plus pointu, la blouse avait des traces sombres, comme du sang... Il porta ses mains gantées à son visage et voulu retirer le casque ; il tira dessus de toutes ses forces mais rien n'y fit, il était coincé à l'intérieur... Il commença à transpirer : si les enfants rentraient et le voyaient comme ça, ils seraient sans doute terrorisés...
Jimmy essaya encore et encore de retirer le casque, qui commençait sérieusement à le serrer. Son reflet dans le miroir ne semblait pas se donner autant de mal : il avait juste les mains posées sur son casque et ne manifestait pas de mouvements de panique, comme Jimmy le faisait.
Sa blouse lui semblait réellement d'une saleté repoussante et il essaya d'essuyer les taches sombres qui la maculait ; ses gants rougirent eux aussi... Jimmy ne rêvait pas : c'était bien du sang qu'il y avait sur lui...
Contemplant attentivement son reflet dans le miroir en essayant de se calmer, il observa des choses encore plus étranges : son casque ne semblait pas fait de carton, mais d'une matière organique assez repoussante, sanglante. Plaquant ses mains sur la vitre, il laissa des traces de sang bien visibles... des traces de sang qui se répandirent dans le lavabo, puis sur le sol... qui envahirent toute la pièce...
Jimmy recula, s'éloigna du miroir qui lui renvoyait cette image déformée de lui-même... Ce pouvait-il que ce soit... Etait-ce ainsi que cela commençait ? Reculant davantage dans la chambre, il essaya encore une fois de retirer son casque, et cette fois, au prix d'un effort surhumain, il y parvint. Et ce qu'il vit alors le glaça d'effroi...
Le geôlier était là, pas lui, le prêtre qui se déguisait pour s'amuser, mais le vrai geôlier, l'exécuteur de Silent Hill, celui qui hantait ses rêves les plus noirs, le plus fascinant des modèles... La première fois qu'il l'avait vu marcher ainsi, c'était sur une bande vidéo du centre historique qu'il avait vu quand il était enfant, avec l'école... Cet être, qu'il avait depuis essayé désespérément d'imiter, fasciné par sa démarche bancale et déséquilibrée, son corps sans visage, son humanité sans nom...
Mais celui qu'il avait devant lui était sorti tout droit d'un cauchemar plus infernal encore : il était maculé de taches de sang sombres, ses bottes en plastique crissaient sur le sol de la chambre, son casque semblait être fait de chair même, non, ce casque était son visage... Sa main gauche se tendait maladroitement en avant comme pour l'agripper, et sa main droite serrait d'une poigne de fer le manche d'un gigantesque coutelas de boucher, aussi grand que la créature elle-même...
Pour la première fois de sa vie, Jimmy eut peur ; pour sa vie, pour son âme, pour sa santé mentale... Mais il savait que s'il cédait à la peur de son Dieu, le Paradis lui serai fermé... Il se força donc à faire face à son bourreau, à son double mortel et implacable, celui dont il avait osé s'approprier les traits...
Le sang coula de la salle de bain sur le sol de la chambre, un sang collant, gluant, plein d'impuretés, mais Jimmy fit face : il savait que c'était une épreuve que Dieu lui envoyait et il voulait être digne avant de se présenter devant Elle... Il s'agenouilla, en position de prière, et récita les psaumes qu'il avait appris par coeur ; mais il ne ferma pas les yeux et ne baissa pas la tête ; il voulait contempler l'ange qui s'avançait vers lui en titubant sous le poids de l'arme qu'il traînait...
Mais l'ange sanglant s'arrêta devant lui, le couteau bien en évidence à ses côtés ; il ne le frappa pas. Son casque, qui lui tenait lieu de visage, se leva imperceptiblement et se fixa sur un point situé derrière le père Jimmy ; mais celui-ci n'osa pas se retourner. En fait, il était quasiment certain de l'identité de la personne qui venait d'entrer dans la chambre et qui se glissait doucement derrière lui ; il entendait un souffle calme et un battement de coeur régulier, puis une voix lui dit simplement :
« C'est une grande illusion que personne ne croira jamais... *»
Puis la détonation. Le père Jimmy s'affaissa sur lui-même, et se renversa à plat dos contre le sol. Il ne vit pas celui qui avait tiré, mais cela n'avait pas d'importance, car il voyait son ange de la mort penché sur lui, il sentait l'odeur du sang, son sang, se répandant sur les lattes du plancher, les imbibant lentement... Son cerveau commençait lui aussi à glisser hors du trou que son assassin avait fait dans son crâne... Ah, George avait été un bon maître...
Il savait... Il savait ce qui venait de se passer... Il avait déjà vu la puissance de son esprit, l'horrible grandeur de son monde... tout comme celui d'Alessa. Et l'absurde beauté de cet acte le rempli d'un religieux effroi. Il avait la foi. Il croyait en son Dieu. Il était mort pour Elle. Il serait à Sa droite le jour où le Paradis reviendrait... Car contrairement à ces idiots de chrétiens, le père Jimmy savait : il savait que ceux qui étaient les premiers en ce bas monde l'étaient aussi dans l'autre...
_____________________________________________________
Extrait de Cradel of Forest, Silent Hill 4 : The Room

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Mer Déc 12, 2012 12:40 pm

Citation :
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CHAPITRE 01121 - (Jimmy Stone)
OPSIS
(Seconde Partie)

La police du 73ème comté arriva sur les lieux peu après que l'appel fut réceptionné. En général, les habitants de Silent Hill n'aimaient pas qu'on se mêle de leurs affaires, mais le meurtre avait eut lieu dans un orphelinat, et les choses ne pouvaient pas en rester là... Il fallait débarrasser le corps, nettoyer tout le sang, mais le rôle de la police ne se limitait pas à ça : visiblement, il s'agissait d'un homicide particulièrement horrible...
Quand l'inspecteur Casey était arrivé sur le lieu du crime, il avait été surpris de voir plusieurs enfants à l'extérieur, enveloppés dans des couvertures, l'air choqués, les yeux vides... A en croire, les infos qu'il avait, les enfants étaient rentrés d'une promenade dans les bois, et avaient voulu aller dire bonsoir au père Jimmy Stone avec leur gouvernante quand ils étaient tombés sur... le corps... Les enfants avaient hurlé d'effroi, pleuré et étaient sortis en courant du bâtiment. La gouvernante était entrée et était montée à l'étage, avait vu le sang, les bouts de cervelle, et le corps du père Jimmy tordu dans une drôle de position...
Elle avait aussitôt appelé la police du 73ème comté, puisque Silent Hill ne comportait qu'un minuscule commissariat qui n'était pas habilité à gérer les homicides ; pour cela, il fallait faire appel au commissariat de Pleasant River.
L'inspecteur Casey se pencha pour passer sous la bande jaune qui barrait la porte d'entrée et aussitôt une odeur de sang le prit à la gorge... Il avait l'habitude de ce genre d'odeur, mais au final on arrivait jamais à trouver ça banal : chaque cadavre avait sa propre odeur...
Il ne se passait plus grand chose à Silent Hill, ces derniers temps... Il avait presque oublié l'effet que ça faisait de s'y rendre : le chemin de montagne, le grand lac de Toluca, tranquille et majestueux, les rues calmes et souvent désertes... La dernière fois qu'il y était allé, c'était pour l'incendie du Lake Side en 1989 : un véritable enfer... Et puis, il y avait eu aussi l'autre incendie, qui avait quasiment détruit la ville à l'époque, et qui avait été criminel, selon les études... Le vieux Silent Hill en avait grandement pâti, ainsi que la réputation touristique de la ville...
Casey suivit un jeune policier qui le mena à l'étage ; l'odeur s'intensifia et, comme toujours quand il pénétrait sur la scène d'un crime, il se prépara mentalement et physiquement à ce qu'il allait voir... En prenant une bonne bouffée d'air malsain, il pénétra dans la pièce.
C'était une petite chambre entièrement en bois, comme le reste du bâtiment ; tout y était sommaire, rien sur les murs, à part une cible de jeu de fléchettes, une armoire, une petite salle de bain, un lit bien fait...
Casey s'intéressa alors au corps ; il fut surpris par ce qu'il vit, car le cadavre de Jimmy Stone semblait habillé d'une espèce de déguisement grotesque, un genre de tablier de boucher, des bottes en caoutchouc et des gants ; à côté, à mi-chemin de la salle de bain, il y avait un genre de chapeau en carton mou et froissé en forme de pyramide... Casey se demanda à quel genre de jeu Stone pouvait bien être en train de jouer au moment de sa mort... Le corps était recroquevillé sur lui-même, sur le côté, les mains de Stone étaient jointes devant son visage mais reposaient sur le sol.
Les policiers sur place n'avaient relevé aucune empreinte digitale, aucune trace d'une autre personne dans cette pièce ; visiblement, la victime avait été abattue d'une balle à l'arrière de la tête, mais on ne trouva pas de douille : le tueur l'avait sans doute emportée... Pas de trace de lutte non plus, Stone ne semblait pas s'être débattu ni n'avait essayé de s'enfuir... Connaissait-il l'assassin ?...
Casey s'approcha un peu du cadavre ; là, il vit ce dont on lui avait parlé : des signes, profondément gravés dans la chair, des chiffres... 01121 ... Qu'est-ce que cela pouvait bien vouloir dire ?... Et là, sur la poitrine... des points de suture ? Si Stone avait subi une opération laissant une telle cicatrice, il devait vite s'en informer... Mais cette suture semblait faite de bien mauvaise façon, et elle semblait récente, bien qu'il ne soit pas médecin... Il allait demander une autopsie méticuleuse...
Au fond de la chambre, il y avait un bureau, sur lequel étaient posés des feuillets couverts d'une écriture manuscrite ; Stone devait être en plein travail intellectuel... Il prit les feuillets et les parcourut des yeux... 21 Sacrements... Descente de la Mère Divine... Rituel des Gillespie raté... Valtiel ... C'était quoi, ce charabia ? Casey savait que Stone avait des activités liées aux croyances religieuses des habitants de Silent Hill, mais il ne comprenait pas trop ce qu'il lisait...
Plus il y pensait, plus cela lui faisait penser à un meurtre occulte, lié au passé mystérieux de cette ville de fous...
- « Les chiffres sur le corps... Ca ne voudrait quand même pas dire que le tueur a déjà tué 1121 personnes ?? s'écria Casey. Non, ça ne peut pas être ça, mais quelque chose me dit qu'il va y avoir d'autres victimes... »
Casey fixa quelques instants le visage de Stone, couvert de sang et de bouts de cervelle : celui-ci arborait un sourire, une expression béate, comme s'il avait vu ce dont il avait toujours rêvé, avant de mourir... Ses yeux, toujours ouverts, semblaient contempler un lieu lointain d'une beauté ineffable...Casey se demanda alors ce qu'il avait bien pu voir...

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Jeu Déc 13, 2012 1:37 pm

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CHAPITRES 02121 & 03121 - (Bobby Randolph & Sean Martin)
PUXIS
(Première Partie)


«Le diable représente en quelque sorte les défauts de Dieu. Sans le diable, Dieu serait inhumain...»


13 février 1994 - Silent Hill... 11H28...

Bobby était dans ses petits souliers. Il y était enfin, la ville de ses rêves... Il pouvait enfin se promener dans ses rues légendaires, les mains dans les poches en sifflotant, se pavanant comme si elles lui appartenaient. Il se retourna pour voir où était Sean : celui-ci était en train de prendre en photo un vieil entrepôt désaffecté. On ne pouvait rien y faire, Sean adorait ça, les trucs décrépis.
Bobby, lui, était venu ici pour quelque chose de particulier : il voulait sentir le feeling de cette ville, son ambiance, ses sons, et peut-être, ce qu'il voulait le plus au monde, rencontrer le Diable. Silent Hill était le lieu idéal pour ça, c'était écrit dans son Occult Phenomena du mois de février...
Bobby Randolph s'était abonné à ce magazine depuis deux ans ; il raffolait de tous ses trucs flippants qui y étaient écrits. Ses potes Sean Martin et Jasper Gein adoraient ça aussi, mais moins que lui quand même. Ce mois-ci, il y avait un article sur les villes fantômes d'Amérique et on y parlait de Silent Hill comme la ville dans laquelle il s'était passé le plus de choses étranges... Des disparitions mystérieuses... Des incendies... Des meurtres inexpliqués... C'était dans le vieux Silent Hill qu'on trouvait le plus de trucs bizarres...
Ils avaient contourné le lac Toluca («Pense à toutes les victimes qui sont au fond ! ») en venant de Pleasant River, en passant par le Lakeside Amusement Park, maintenant désert (« c'était trop flippant !! »), pour finir dans le vieux Silent Hill, avec ses pâtés de maisons bien rectilignes ; puis ils avaient traversé le quartier pour se rendre dans le centre «actif» de Silent Hill ; là, ils avaient regardé la façade de l'hôpital Alchemilla, celle du Riverside Motel, puis s'étaient arrêté devant l'Asile de Cedar Grove ; Sean avait pris beaucoup de photos, il voulait monter une espèce de panoramique de la ville.
Bobby avait rarement autant marché ; il n'était pas vraiment bâti pour la marche à pied, et, malgré ses dix-huit ans, il en paraissait beaucoup plus ; Sean, lui, était tout maigre et n'avait pas de mal à maintenir la cadence ; Jasper aussi était grand et maigre, mais il n'était pas venu avec eux : il s'était vu privé de sortie quand son père (qui était même pas vraiment son père) l'avait choppé en train de fumer un joint dans sa chambre ; du coup, il l'avait bouclé pour le mois et lui avait sucré son argent de poche. Il n'avait donc pas pu se payer le billet de bus de Pleasant River jusqu'ici, et Sean et Bobby ne se seraient pas cotisés pour lui... L'amitié avait ses limites...
C'était un peu dommage cependant, car Bobby aimait Jasper, surtout quand il venait de fumer : il se mettait alors à bégayer comme une femmelette et ça le faisait systématiquement marrer. En plus, Jasper avait été élevé à Silent Hill, et il aurait pu être un bon guide...
Bobby, Sean et Jasper étaient tous trois étudiants à l'université de Pleasant River ; mais l'école ne les intéressait pas trop, ils allaient en cours pour que leurs vieux les laissent tranquilles, et c'était tout... Et aussi pour se voir. Ils se racontaient des histoires à mourir de peur dans des salles de classe vides ou les toilettes, entre deux joints. Bobby ne fumait pas trop, il était le leader du trio et il tenait à garder toute sa tête.
Mais Bobby arrivait à trouver des distractions. Un jour, il avait enfermé cette pauvre cloche de Sullivan dans un casier de l'école, et il l'avait laissé dedans une heure au moins avant que quelqu'un ne le délivre ; Bobby avait pris une retenue, mais bon sang, ce qu'il s'était bidonné : Sullivan, avec ses airs de jemenfoutiste, l'avait toujours énervé, et bien qu'il soit plus vieux que lui, il se rebiffait jamais quand Bobby lui faisait des misères. S'en prendre aux plus petits que soi, c'était marrant, mais réussir à faire ce qu'on voulait à un type plus vieux, c'était carrément jouissif...
Sean était toujours de la partie en général, il avait même pris une photo un jour où il s'était amusé à casser la jolie gueule de Sullivan à coup de pompes, dans les toilettes... Ils avaient bien ri, et Sullivan n'avait rien dit, il s'était relevé, avait ramassé son cartable et s'était tiré comme une fillette... Bobby aurait quand même bien aimé qu'il crie un peu... Rien ne l'emballait plus que de voir ses victimes demander grâce comme des femmelettes...
Par contre, Jasper n'aimait pas trop quand il s'attaquait aux autres, surtout à Sullivan ; à chaque fois, il détournait les yeux ou s'en allait, et quand Bobby avait fini de s'éclater, il venait lui dire des trucs du genre « Fais gaffe, Bob, un jour, tu finiras par le payer...»
Bobby se foutait bien de ce que pensait Jasper, il voulait s'éclater, et sa vie était tellement à chier... Une journée comme celle-ci était idéale pour faire tout ce dont il avait envie.
Ils remontaient Acadia Road et entrèrent dans le cimetière. Il était particulièrement lugubre, même en plein jour (enfin il ne faisait jamais vraiment jour à Silent Hill, il y avait toujours un brouillard pas possible...). Sean prit quelques photos des pierres tombales les plus impressionnantes, ainsi que des portes des caveaux. Beaucoup de noms étaient effacés...
Ils ressortirent du cimetière et continuèrent au nord, pour arriver près d'une petite église luthérienne. Bobby voulut absolument s'en approcher. Pendant que Sean faisait le tour du bâtiment en mitraillant la façade, Bobby s'approcha de la porte et vit qu'elle était entrouverte. Comme il n'était pas du genre à annoncer sa venue dans un tel endroit, il jeta un coup d'oeil à l'intérieur, mais retira vite sa tête : il y avait deux personnes, deux hommes semblait-il, dans l'église et il ne voulait pas être vu. Mais, à tout hasard, il laissa quand même traîner ses oreilles :
- « Quand le rituel va-t-il commencer ? J'ai hâte que tous nos espoirs trouvent enfin une récompense !
- Patience, Dieu décidera. Le réceptacle doit d'abord s'imprégner pleinement de l'esprit de Valtiel. Il est l'égal de la Sainte Mère à présent.
- Comment pourra-t-il entendre Sa voix là où il est ? Toute cette agitation, tous ces jeunes gens, toute l'activité de Pleasant River pourraient bien le détourner de la voie...
- N'aie pas d'inquiétude,George, nous l'avons parfaitement éduqué. Il était nécessaire pour lui de se fondre parmi ses futures victimes, et cette université était le meilleur choix...
- Si vous le dites, père Jimmy. Que Dieu l'aie en Sa sainte protection... »
Bobby avait le coeur battant quand il retourna en arrière chercher Sean. Il lui raconta ce qu'il avait entendu, et Sean se montra tout de suite très emballé par l'idée de Bobby...
Ils refirent la route en sens inverse, mais cette fois ils s'arrêtèrent au Heaven's Night boire un verre. Ensuite, ils retournèrent à l'extérieur de la ville pour attraper le bus qui les ramènerait à Pleasant River.
Durant le voyage, Bobby et Sean s'amusèrent à regarder et à commenter les photos d'ovnis et de tombes dans le Occult Phenomena du mois de février que Bobby avait emmené avec lui. Sean promit qu'un jour, ce seraient ses photos qu'on verrait dans le magazine... Mais dans l'immédiat, Bobby et lui avaient un autre plan d'avenir plus proche : s'il y avait bien un démon venant de Silent Hill dans l'université de Pleasant River, ils étaient décidés à le débusquer, et pas plus tard que cette nuit...
Durant le trajet, ils virent des voitures de police rouler en direction de Silent Hill. Visiblement, il y avait eu du grabuge. Encore un phénomène occulte inexpliqué ?...

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Sam Déc 15, 2012 8:26 pm

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CHAPITRES 02121 & 03121 - (Bobby Randolph & Sean Martin)
PUXIS
(Seconde Partie)

14 février 1994... Pleasant River, Université... 00H29...

Bobby, Sean et Jasper avaient déjà fait ça plusieurs fois. Se glisser de nuit dans l'université était un jeu d'enfant : il y avait un endroit où le mur était peu élevé et il suffisait de sauter un peu haut pour atteindre le sommet. De plus, la porte de service de ce côté n'était jamais fermée, et le concierge, un vrai soulard, roupillait déjà comme un bienheureux à cette heure-ci ; les élèves qui restaient en internat étaient partis se coucher également et le campus était libre de toute présence gênante.
Bobby s'était dit que si la «personne» qu'ils cherchaient était vraiment le Diable, ils la croiseraient sûrement la nuit. En même temps, il se demandait bien ce que le Diable pouvait faire dans un endroit aussi peu intéressant... Des études ? Ha ha, elle était bien bonne celle-là !
Mais les deux gars dans l'église n'avaient pas l'air de plaisanter, il y avait même eu comme une certaine pointe de peur dans leurs voix. Mince, ça devait valoir le coup !
Après avoir passé le mur, Bobby poussa la porte de service qui donnait dans une classe vide. Les pupitres étaient bien rangés, bien nettoyés, rien ne traînait dans la pièce. C'était presque trop... bien rangé. Bobby n'aimait pas ça, ça lui donnait l'impression que tout le monde se foutait de lui... Il ne savait pas pourquoi, mais quand il voyait quelque chose de trop lisse, de trop parfait, il avait envie de le démolir... de le détruire tout simplement... La petite gueule d'amour inexpressive de Sullivan, par exemple... Il pouvait pas la voir sans avoir envie d'y mettre un grand coup de ses gros poings...
Mais ce n'était pas le moment de faire du raffut, ils étaient en mission secrète pour trouver le Diable, le prendre en photo et peut-être l'intégrer dans la bande, qui sait... Bobby était tout émoustillé : allait-il enfin réaliser son rêve ?...
Ils sortirent de la salle de classe sans faire de bruit et tombèrent dans le couloir principal, avec tous les casiers alignés à droite et à gauche ; Sean avait son appareil photo prêt au cas où il verrait quelque chose. Mais le couloir était désert et insupportablement normal. Bobby se retint de donner des coups de poing dans les casiers comme il faisait d'habitude (d'ailleurs, certains en avaient gardé des traces...) et se dirigea vers l'autre bout du couloir qui donnait sur le réfectoire ; la double porte était fermée, cela l'agaça un peu. Sur le côté, il y avait une porte qui donnait sur la cage d'escalier qui menait aux étages inférieurs. Il voulut l'ouvrir : fermée elle aussi. Le vieux avait pensé à fermer les portes, c'était bizarre...
Bobby se sentit tout d'un coup mal à l'aise ; la banalité et la routine l'ennuyaient profondément, mais là, ça n'allait pas dans le sens de ce qu'il avait prévu, et il se sentit frustré. Il remonta le couloir vers la porte d'entrée de l'université, Sean sur ses talons, qui ne comprenait pas trop où Bobby voulait en venir.
- « On va faire le tour par l'extérieur, on traverse le campus et on entre par derrière, pas compliqué... »
Mais il dut déchanter. La grande double porte d'entrée était fermée elle aussi, mais ce n'était pas tout : de grosses chaînes ornées de solides cadenas étaient tendues en travers de la porte. Bobby fut interloqué. Personne ne fermait jamais les portes principales avec ça. Il tira dessus comme un fou, mais rien ne bougea ; pire, il avait maintenant sur les mains un truc rouge dégueulasse, un peu comme un genre de rouille mouillée qui collait aux doigts.
Sean ne disait rien, il ne parlait pas beaucoup en général, et de toute façon, Bobby avait tendance à le considérer comme un benêt qui ne savait que prendre des photos, mais c'était toujours gratifiant d'avoir des sous-fifres moins intelligents que soi... Seulement, Bobby commençait à suer, et il ne savait pas pourquoi ; la température du couloir semblait avoir subtilement monté, et il ne savait pas d'où ça venait. Il s'acharna encore un peu sur les chaînes, sans succès ; il s'essuya les mains sur son sweet blanc, qui se tacha de rouge... Bon sang, ça ne partait pas, ça restait collé à ses doigts quand même...
Soudain, un bang retentissant fit se dresser les poils de sa nuque ; puis, presque comme un murmure, il entendit un son... Comme un raclement sur le sol... Du métal contre le sol en lino du couloir... Bobby se retourna et vit Sean derrière lui qui avait braqué son appareil dans le couloir. Là, dans la lueur des néons nocturnes des sorties de secours qui se reflétaient sur le revêtement, une forme bougeait...
A quoi ça ressemblait exactement, ils auraient été bien en peine de le dire. Ca avait vaguement l'air rectangulaire, mais ça bougeait comme une chose vivante... et ça avançait vers eux... Bobby réalisa avec effroi que c'était un des casiers qui était tombé face contre sol... mais ce casier bougeait, il avançait lentement, en produisant des raclements affreux... Bobby, malgré sa peur qui commençait à monter, s'approcha de Sean ; il ne voulait pas que Sean croit qu'il était une poule mouillée, et puis après tout, ils étaient venus trouver le Diable.
La chose approchait encore ; est-ce que quelqu'un avait voulu leur faire une blague ? Le casier avait des espèces de jambes et de bras dont il se servait pour ramper... Pas tout à fait des jambes et des bras, des... pattes, en fait. Sean se mit à mitrailler la chose et, dans le flash de l'objectif, la chose se cabra et, aussi incroyable que cela puisse paraître, elle émit un râle étouffé, rauque, comme si un animal avait été enfermé à l'intérieur...
Bobby avait de plus en plus chaud, et pas seulement à cause de la température ; il avait toujours adoré les trucs dégueu et bizarres, mais là, c'était trop pour lui ; jamais il n'avait imaginé un truc aussi louche et malsain : le casier - enfin ce qui devrait être sa partie métallique - semblait fait d'une matière organique qui suintait et brillait dans la lueur des flashs ; un liquide rouge poisseux coulait par les fissures de la porte et se répandait par terre ; la chose émettait toujours des râles surnaturels qui faisait mal aux oreilles des deux adolescents subjugués...
Ils ne pouvaient aller nulle part : la porte derrière eux était fermée et celles du fond aussi. Leur seul chance était d'atteindre la porte par laquelle ils étaient venus, sauter par-dessus le mur et se tirer en vitesse. Mais aucun ne pouvait bouger, fascinés comme ils l'étaient par ce qu'ils voyaient. Certes, ils avaient peur, mais c'était une peur qu'ils avaient toujours désiré ressentir. Ils l'avaient, leur Diable...
La chose était à seulement un mètre d'eux, et elle s'arrêta. Le monstre-casier se tortilla sur lui-même, de façon obscène, et sa porte s'ouvrit lentement avec un horrible bruit de succion... Dedans, il y avait... une énorme bouche... aux lèvres grasses et mobiles, agitées de tics nerveux abominables... Une bouche qui se tortillait de droite à gauche, comme une affreuse limace gluante, et elle cracha sur le sol un flot d'immondices pestilentiels... un flot d'immondices qui se précipita sur eux...
Sean hurla alors, de cette voix de fillette qui faisait tant fantasmer Bobby. Mais Bobby, lui, ne dit rien, il resta figé sur place, la bouche béante, de la bave coulant de ses lèvres. Ce qu'il voyait ne pouvait pas exister... Ca ne se pouvait pas... Sean sortit brutalement de son champ de vision, et il l'entendit vaguement courir dans le couloir en hurlant toujours ; visiblement il trébucha sur quelque chose car il l'entendit déraper... Mais il ne le voyait plus. Il n'avait d'yeux que pour la chose qui se précipitait sur lui, cette masse informe qui voulait le capturer, l'avaler, le déchiqueter...
Avant qu'il ait eu le temps de s'en rendre compte, il sentit les lèvres de la bouche hideuse contre sa poitrine, et des «mains» puissantes autour de son cou. Les yeux lui sortaient de la tête, le sang coulait de son nez, son cerveau n'était plus irrigué... Il se sentit soulevé haut au-dessus du sol, à bout de bras, comme s'il ne pesait rien...
« J'ai besoin d'un miracle, pas d'une quelconque charité...* »
Bobby connaissait cette voix... mais ses oreilles bourdonnaient, son coeur battait dans ses tempes, à tout rompre, il allait éclater... Il suffoquait, mais ne pouvait pas se débattre : les «mains» qui l'étranglaient lentement lui ôtaient toute volonté.
Un crac morbide annonça que c'était la fin. La tête de Bobby tomba sur le côté, ses membres furent agités d'un dernier spasme, ses yeux se révulsèrent. Il fut reposé à terre, lentement, presque avec douceur, sur le dos, les bras en croix...
Il l'avait vu, le Diable, et il n'en était pas revenu...
_____________________________________________________________
Extrait de I Want Love, Silent Hill 3


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Dernière édition par fallenRaziel le Dim Déc 16, 2012 11:02 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Dim Déc 16, 2012 11:00 pm

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CHAPITRES 02121 & 03121 - (Bobby Randolph & Sean Martin)
PUXIS
(Troisième Partie)

Sean ne se retourna pas une fois. Tant pis pour Bobby, il ne pouvait rien faire pour lui, et il pensait plutôt à sauver sa peau. Il ne savait pas comment il avait réussi à passé à côté de cette chose sans vomir de dégoût, mais il y était arrivé. La chose avait essayé de l'agripper, mais il lui avait filé un bon coup de pied bien placé. Il n'en revenait pas de son propre courage.
Courant toujours, il avait réussi à repasser la porte de la classe qu'ils avaient traversé à l'aller. Avec un cri de soulagement, il se précipita sur la poignée...
Il n'y avait plus de poignée. Il n'y avait plus de porte non plus d'ailleurs. Juste une cloison métallique pleine de rouille et de... sang ?! Sean recula en titubant, ne pouvant croire à l'impossible ; c'était bien cette pièce, il en était sûr, il pouvait apercevoir l'extérieur par la vitre de la classe à côté. La fenêtre...
Se démenant comme un forcené, Sean essaya d'ouvrir le châssis de la fenêtre en le secouant de toutes ses forces, mais rien n'y fit : elle semblait bloquée elle aussi. Avisant une chaise près d'un pupitre, il la souleva avec une force qu'il ne se connaissait pas et la projeta dans la vitre qui explosa avec bruit. Mais Sean ne se souciait plus qu'on l'entende : il aurait même été content de croiser le vieux concierge...
Bondissant sur les tessons de verre de la fenêtre pointés vers le ciel, s'écorchant méchamment les doigts au passage, il sauta lestement de l'autre côté et se retrouva sur la pelouse de l'école. La chaleur était intense, comme s'il s'était trouvé tout à côté d'un grand feu de cheminée ; même le vent de la nuit était brûlant. Là, à seulement quelques mètres, il y avait le mur peu élevé, son seul moyen de fuir cet enfer. S'il parvenait à le franchir, il serai sauvé, il le savait.
Il vérifia que son appareil était toujours là, suspendu au cordon autour de son cou, et se dirigea vers son salut. Il sentait que quelque chose le poursuivait, quelque chose de courroucé, de vindicatif, qui voulait sa peau. Sean ne se retourna pas, et se mit à courir. Mais il trébucha contre quelque chose et s'étala par terre.
Avec une terreur absolue, il sentit une main froide et dure agripper sa cheville. Il se débattit autant qu'il pouvait mais il était inexorablement ramené en arrière, son corps glissant sur l'herbe. Une poigne puissante le fit se mettre à genou face au mur, puis glissa vers sa gorge. Sean ne voulait pas mourir, pas comme ça... Il essaya de desserrer l'étau d'acier qui l'étouffait à moitié, quand ses yeux furent attirés par quelque chose...
Le mur en face de lui commença à se fissurer, une grosse lézarde courant de haut en bas puis de droite à gauche. La lézarde s'agrandit, s'agrandit, jusqu'à ce que le mur, malmené par la pression, se désagrège lentement devant ses yeux exorbités. Et là, il vit... derrière le mur...
Une montagne de flammes s'élevant vers le ciel... Des bâtiments changés en ruines fumantes... Des silhouettes affreusement difformes dansant sur les flammes, se tortillant, poussant des cris d'agonie... Non, pas d'agonie, c'étaient des cris de joie... des prières démoniaques... Ce feu était le feu sacrificiel et purificateur... Et là, au milieu de cette scène de fin du monde, il était là... le Diable... exactement comme il l'avait imaginé...
Sean souffrait le martyr, son nez était rempli de la cendre qui volait dans l'air vicié, de l'odeur de chair carbonisée, ses oreilles vibraient au son des cris, des rires, du crépitement des flammes... sa gorge compressée par celui qui le tuait petit à petit. Mais Sean ne voulait pas manquer ça... Avec le peu de force qui lui restait, il saisit son appareil et le porta autant qu'il put devant son visage... Il fallait qu'il le prenne, le Diable... Son doigt appuya sur la détente, un flash illumina la scène une demi-seconde, puis Sean tomba en avant, la trachée écrasée...
« Je suis le Premier, une ombre au bout du couloir...*»
Il ne comprit pas le sens des mots de son meurtrier, par contre il lui sembla entendre la voix de Bobby à côté de lui, qui le traitait de connard attardé... Mais il ne pouvait pas entendre la voix de Bobby, Bobby était mort, il le savait...
En fait, ils étaient morts tous les deux...
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Extrait de Rain of Brass Petals, Silent Hill 3

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Lun Déc 17, 2012 2:00 pm

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CHAPITRES 02121 & 03121 - (Bobby Randolph & Sean Martin)
PUXIS
(Quatrième Partie)

15 février 1994... Pleasant River... 07H49 ...

Le commissaire Aidan Bearchan, la cinquantaine, était un fonctionnaire aguerri, qui en avait déjà vu... Mais rien n'aurait pu le préparer à ce qu'il découvrit ce matin-là dans le hall de l'université de Pleasant River...
Le concierge, Mr Dermot, avait aussitôt appelé le commissariat dès qu'il avait ouvert les portes du bâtiment et vu ce qui s'y trouvait ; au téléphone, il avait paru paniqué, complètement choqué : visiblement, il avait trouvé un cadavre dans le hall d'entrée, un élève qu'il connaissait bien, un certain Bobby Randolph... La secrétaire avait demandé à Dermot de se calmer tout en communiquant le nom du lieu du crime à ses collègues : l'université de Pleasant River, un lieu que tout le monde connaissait, surtout la police, qui y avait déjà fait quelques descentes pour des affaires de bagarres ou de saisie de stupéfiants...
Bearchan en avait assez des homicides et il aurait bien voulu que son collègue Casey s'en charge, mais il était aussi sur une affaire d'homicide, à Silent Hill s'il se souvenait bien. Décidément, il y avait une saison pour les tueurs...
En arrivant devant les grilles de l'université, il vit les élèves massés devant, refoulés par les officiers de police déjà sur les lieux.
« Les cours sont annulés ! Il y a eu un accident ! Rentrez chez vous et laissez la police faire son travail ! »
Bearchan se fraya un passage au milieu de la foule curieuse des élèves matinaux, suivi de ses deux aides. Une fois passée la grille, il y avait un petit bout de chemin à parcourir jusqu'à la porte du bâtiment proprement dite. Devant cette porte, il vit un petit vieux, un peu courbé, gesticuler en faisant de grands gestes ; il ne semblait pas dans son état normal... Bearchan s'approcha.
- « Commissaire Bearchan, annonça-t-il. Vous êtes Mr. Dermot, le concierge qui nous a appelé ? »
Le vieux bonhomme le regarda alors avec des yeux rouges qui lui sortaient presque de la tête. Le pauvre vieux, il fallait faire quelque chose pour lui...
- « Une ambulance va arriver. Je vous conseille de prendre un petit remontant..., conseilla Bearchan avec bienveillance. Le corps est derrière la porte ? »
Dermot acquiesça en tremblant et se dirigea vers la grille accompagné d'une femme policier qui le soutenait. Bearchan se détourna et poussa la porte.
Il n'eut pas loin à aller. En effet, juste derrière la porte, il y avait un corps, à plat dos. A côté, un jeune policier écrivait sur un calepin le signalement de la victime. Mais ce qui sembla le plus étrange à Bearchan, c'était le casier qui se trouvait là, en plein milieu du couloir, à quelques centimètres du cadavre, comme une sentinelle silencieuse...
- « Il y a eu vandalisme ? demanda Bearchan au jeune policier.
- A part ce casier, là, rien ne semble avoir bougé... »
Il se remit à écrire dans son calepin. «Adolescent de 18 ans, noir...» Bearchan se pencha sur le corps. A première vue, la gorge semblait avoir été écrasée avec quelque chose de lourd... Etrange, le cadavre était torse nu, et sur sa poitrine, il y avait comme une blessure ouverte, avec du sang coagulé... Un genre de mot... Mais il n'arrivait pas à lire...
- « Le cadavre devra être bien nettoyé et je veux des photos de ça... », déclara Bearchan en montrant la blessure.
Le jeune policier pris note. Bearchan regarda autour de lui, certains de ses collègues étaient au travail dans le couloir, notant le moindre indice pouvant indiquer ce qui s'était passé tôt ce matin. L'expert légiste entra en coup de vent derrière lui, et se mit aussitôt au travail sur le cadavre. Bearchan continua à faire les cent pas autour du corps, tout en attendant les premières conclusions de l'expert.
- « Visiblement, il y a eu étranglement. Je ne saurait dire si c'est dû à un objet ou autre pour l'instant, il faudrait faire un relevé d'empreintes sur la gorge, et peut-être des prélèvements de peau... », conclut le légiste.
Il sortit de sous le bras de Randolph un genre de magazine taché de sang.
- « Il avait de drôles de lectures... »
Il regarda le casier solitaire qui était toujours au milieu du hall et s'adressa à Bearchan.
- « Qu'est-ce que ça fait là, ça ?... demanda-t-il.
- 'Sais pas. C'était là quand je suis arrivé... », répondit Bearchan d'un ton distrait.
Le légiste fit des prélèvements de peau sur la gorge du défunt Bobby Randolph, et fit une grimace en constatant quelque chose...
- « C'est bizarre... Il y a des particules sombres sur cette zone... On dirait... de la peinture verte ?... »
Bearchan dirigea son regard acéré vers le casier rebelle et fronça les sourcils. Il était peint d'un banal vert bouteille...
- « Je crois qu'on va aussi emporter ça... », décida-t-il en montrant le casier du menton.
Il s'enfonça un peu plus dans le couloir. Là, il vit un emplacement vide au milieu des casiers impeccablement alignés contre le mur de gauche. Il n'y avait pas de traces sur le sol montrant qu'on l'avait traîné...
Soudain, une voix se fit entendre près de lui, une voix qui criait :
- « Il y a un autre cadavre par ici ! Un autre jeune ! »
Bearchan perdit sa nonchalance habituelle et se précipita dans le pièce d'où provenait la voix. Un autre policier, plus âgé que lui, montrait du doigt une fenêtre fracassée, dans une classe vide. Bearchan se pencha à l'extérieur. Deux policiers s'affairaient autour d'un deuxième cadavre, à plat ventre celui-ci. Lui aussi était torse nu, et on voyait également une blessure sanglante sur son dos.
Bearchan enjamba le rebord de la fenêtre sans se blesser, grâce au papier protecteur posé à la hâte sur les tessons de verre. Il vit tout de suite la chaise renversée sur la pelouse non loin du cadavre, et les bouts de verre à l'extérieur.
- « Il a lancé la chaise dans la fenêtre pour sortir... Il devait être poursuivi et terrorisé... , conclut-il.
- Ca, il devait l'être pour ne pas s'être rendu compte que la porte d'à côté était ouverte... », lança un des deux policiers.
Il avait ouvert une porte de service donnant sur la salle de classe. Pourquoi cet adolescent avait-il pris la peine de casser cette fenêtre pour sortir alors que la porte était ouverte ? De plus, il était fort sûr que lui et son comparse avaient dut passer par cette porte pour entrer dans le bâtiment...
Bearchan essayait de faire marcher ses méninges. Peut-être que le tueur s'était trouvé devant la porte, l'avait empêché de sortir... Mais dans ce cas, comment avait-il eu le temps de prendre la chaise, de la balancer dans la vitre et de sortir ? Non, il était poursuivi, c'était certain...
Il s'approcha du cadavre du jeune homme ; plutôt maigre, il avait un appareil photo autour du cou, qu'il allait falloir emporter aussi ; peut-être avait-il pris son assassin en photo... Son dos avait été ravagé comme avec un couteau de cuisine et on pouvait voir des chiffres gravés sur sa peau, à la lumière du soleil matinal.
03121... Qu'est-ce que c'était ? Il y avait également les traces d'une cicatrice récente... des points de suture...
Soudain, son portable bipa. Un outil bien pratique dont la police s ’était équipé récemment. Il l'ouvrit et vit que c'était Casey. Il l'appelait peut-être au sujet de sa propre affaire.
- « Bearchan, à l'appareil. Alors mon vieux, comment ça se présente chez toi ?, demanda Bearchan.
- C'est l'enfer ici », se lamenta Casey. Un cadavre sur les bras. Un notable de la ville. Jimmy Stone. Ca va faire huit heures que je suis sur place, la nuit a été longue...
- Je te comprends. J'en ai deux ici, à l'université, et c'est parti pour pas être mieux...
- Deux cadavres ? s'étonna Casey. Ben mon vieux, c'est notre fête, on dirait...
- Ils ont des trucs bizarres scarifiés dans la peau. Sur celui qu'on vient de trouver, il y a marqué 03121... »
Il y eu un silence à l'autre bout du téléphone. Casey semblait choqué.
- « Casey, tu es là ? s'inquiéta Bearchan.
- Oui, oui... Des chiffres, tu as dis ? 03121 ?...
- Ouais... c'est vraiment pas beau à voir...
- Bear... le mien aussi... le mien aussi a des chiffres sur la peau... 01121... »
Le coeur de Bearchan se figea pendant deux secondes... Ses yeux fixèrent avec horreur le cadavre face contre terre devant lui, et les chiffres, ces chiffres abominables, qui le narguaient...
- « Il faut autopsier les trois cadavres, vite..., décida Bearchan. Il y a peut-être un lien entre ton affaire et la mienne...
- Sûr, mon vieux... Mais c'est quoi, cette histoire ?...
- Je crois qu'on a affaire à un tueur en série... »
Il coupa la communication sur cette certitude. Il revint dans le hall principal et interrogea le légiste du regard.
- « J'ai terminé sur celui-là. Une autopsie et des analyses complémentaires sont nécessaires. L'autre cadavre est où ? »
Bearchan lui montra la direction du pouce. Mais d'abord, il voulut en savoir plus.
- « Qu'est-ce que vous en pensez, doc ? demanda-t-il tout bas.
- Si ce gamin a été étranglé, son agresseur doit être très fort physiquement ; il ne devait pas être facile à mettre à terre. Il faut beaucoup de force pour étrangler quelqu'un à mains nues et encore plus pour un type comme celui-là... De plus, j'ai constaté qu'on l'avait recousu au niveau du plexus...
- Et les chiffres sur le corps ?
- Comment savez-vous ?...
- Il y a la même chose sur l'autre...
- 02121. Je ne sais pas ce que c'est censé signifier...
- Merci, doc », conclut Bearchan.
Il avait des choses urgentes à faire : vérifier l'emploi du temps des deux jeunes, faire le tour de leur entourage et déterminer qui aurait assez de raison de leur en vouloir pour aller jusqu'à les tuer... Une longue journée s'annonçait...

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Mer Déc 19, 2012 2:33 pm

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CHAPITRES 02121 & 03121 - (Bobby Randolph & Sean Martin)
PUXIS
(Cinquième & Sixième Parties)

15 février 1994... Commissariat de Pleasant River... 08H50...

En faisant le tour des connaissances des deux garçons, Bearchan se rendit compte qu'il y en avait assez peu. Un autre garçon de leur âge, nommé Jasper Gein, semblait avoir été un ami assez proche, et Bearchan le fit venir au commissariat pour témoigner. L'adolescent, grand et maigre, encore sous le choc de la mort de ses deux amis, bégayait sans cesse. Le commissaire lui laissa le temps de se calmer avant de lui poser des questions.
Gein lui raconta qu'il n'avait pas vu ses amis depuis avant-hier, qu'il était cloîtré chez lui par son salaud de père, et qu'il n'avait pas pu passer la journée à Silent Hill avec eux. Bearchan appela chez lui et tomba sur le père lui-même qui lui confirma que son fils était bien à la maison hier soir et n'avait pas découché. Bearchan prit la déposition de Gein et lui dit de rentrer chez lui. Mais au moment de passer la porte, Gein lui lança :
- « Je leur a... avais bien dit que... que ça leur retomberait de... dessus un de ces jours... »
Bearchan avait d'autres personnes à voir : visiblement, les deux défunts semblaient être de petits caïds à l'école et il leur arrivait souvent de martyriser les autres élèves. En interrogeant Gein, un nom avait été prononcé une ou deux fois... Sullivan... Visiblement, Gein pensait que ses potes étaient allés trop loin avec lui... Bearchan décida de le faire venir pour entendre ce qu'il avait à dire...


15 février... Commissariat de Pleasant River... 10H51...

On frappa discrètement à la porte de Bearchan et une femme policier entra, précédant un jeune homme qui ne pouvait être que Walter Sullivan. La femme le fit asseoir sur une chaise face au commissaire. Bearchan s'attarda quelques instants à détailler le garçon. Selon ses infos, Sullivan était âgé de vingt-quatre ans, faisait toujours des études à l'université, et avait un job dans un magasin de sport pour payer ses études. Un étudiant assez discret, qui ne se faisait jamais remarquer de personne et qui n'avait jamais eu d'histoire qu'avec Bobby Randolph.
Le garçon avait posé les mains sur ses genoux et sa tête était un peu penchée en avant ; il était plutôt grand et pas très costaud ; ses cheveux mi-longs étaient châtains foncés, il était imberbe et portait un chandail élimé gris anthracite, qui accentuait la pâleur de sa peau ; ses yeux étaient d'un bleu absolument stupéfiant, qui mirent Bearchan mal à l'aise une fois que Sullivan se fut décidé à le regarder. Il était plutôt beau garçon mais son visage fermé et son air mélancolique avaient quelque chose de... dérangeant... On se sentait comme fouillé au fond de l'âme par ses yeux qui ne cillaient presque pas...
Bearchan reprit son air professionnel et interrogea Sullivan :
- « Nom, prénom, âge, adresse.
- Sullivan, Walter, vingt-quatre ans, 13 ème immeuble de la Grande Rue, appartement 27...
- Vous vivez seul ?...
- Oui.
- De la famille ?
- Je suis orphelin, mais j'ai été élevé à Silent Hill... », répondit rêveusement Sullivan.
Bearchan tiqua sur le nom de la ville en faisant immédiatement le lien avec le meurtre de Jimmy Stone. Mais c'était peut-être une coïncidence...
- « Vous faites quelles études ?
- Anthropologie. J'étudie les us et coutumes des indiens d'Amérique, particulièrement leurs croyances et leurs rituels...
- Ah..., soupira Bearchan.
- Silent Hill est une ville construite sur un ancien territoire indien, je m'y suis toujours intéressé..., précisa Walter en lui souriant timidement.
- Parlez-moi un peu de vos liens avec Randolph et Martin... »
Sullivan prit le temps de la réflexion et Bearchan se dit qu'il devait passer en revue tous les sales moments qu'il avait vécu à cause d'eux...
- « Je n'avais pas de liens avec eux, c'étaient des brutes qui se fichaient pas mal de l'école... Je ne suis pas le seul à qui ils aient cherché des ennuis...
- Que vous ont-ils fait exactement ?..., demanda Bearchan.
- Oh... des trucs de gamins... Ils me tapaient dessus des fois, où il me volaient des choses dans mon casier ou dans mon sac... Une fois, ils m'ont même craché dessus... »
Quels sales gamins... Bearchan ne pensait pas que de telles enfantillages valaient la mort, mais ce n'étaient visiblement pas des enfants de choeur, ces deux-là...
- « Une fois j'ai dû aller à l'infirmerie pour me faire recoudre l'arcade sourcilière et la lèvre, parce que Randolph me les avaient ouvertes à coups de pied... »
Sullivan débitait les faits comme des banalités sans grande importance. Il semblait totalement détaché des évènements qu'il narrait, comme s'ils étaient arrivés à quelqu'un d'autre...
- « Gein m'a dit qu'un jour il vous avait enfermé dans un casier pendant une heure...
- Ah oui, sembla se souvenir Sullivan sans s'en émouvoir outre mesure. Ce jour-là, je me souviens. C'était pas grand chose, quelqu'un est venu me libérer après, il m'avait pas fait de mal... Je ne suis pas claustrophobe... »
Sullivan semblait vouloir minimiser la cruauté de Randolph et Martin, c'était bizarre. Si quelqu'un lui avait fait la moitié de ce qu'on avait fait à Sullivan, il aurait montré bien plus de colère... Mais rien ne semblait pouvoir l'atteindre...
- « Où étiez-vous hier soir vers minuit ?
- Chez moi. J'écris un article pour le journal de mon université sur les Indiens shawnee...
- Quelqu'un peut-il le confirmer ?
- Euh... oui, le concierge peut vous certifier que j'étais bien chez moi ce soir-là... »
Bearchan prit le numéro et appela l'immeuble de Sullivan. Un homme lui répondit et lui confirma qu'il était bien le concierge, et que Sullivan était bien chez lui hier soir, qu'il était même descendu le voir pour lui dire qu'il avait visiblement une panne de chauffage avant de remonter. Quand quelqu'un sortait, il était toujours au courant, car le portail d'entrée grinçait horriblement et il avait un sommeil d'oiseau... Bearchan remercia et raccrocha. Puis, il se tourna vers Sullivan :
- « Je suis désolé de vous avoir fait perdre de votre temps, Mr. Sullivan. Ma secrétaire va vous raccompagner...
- Ce n'est rien, si j'ai pu vous être utile... Deux meurtres, c'est très grave... »
Sullivan se leva lentement, en posant les mains sur la table, de longues mains délicates avec des doigts fins... On ne pouvait pas imaginer ces mains serrant le cou épais de Bobby Randolph... Sullivan était presque aussi grand que lui mais il se dégageait de lui une certaine vulnérabilité, une faiblesse physique apparente... Etait-il malade ? Il était très pâle et il titubait légèrement en allant vers la porte...
La secrétaire prit Sullivan par le bras et le guida vers la sortie du commissariat. Bearchan le regarda se diriger vers la porte. Au dernier moment, Sullivan se retourna et le regarda droit dans les yeux, ce qui était assez inhabituel puisqu'il avait un regard plutôt fuyant. Bearchan lu dans ses yeux comme... de la détresse... comme s'il l'appelait silencieusement... Puis le beau visage de Sullivan disparut derrière la porte.
« Drôle de gamin », se dit-il pensivement. Casey déboucha à l'angle d'un couloir et vint vers lui avec une liasse de feuillets à la main.
- « On a finit de lire le texte de Stone, c'est du charabia religieux... A moins de faire partie de sa secte, personne ne peut comprendre à mon avis...
- J'ai fini d'interroger les proches des victimes, aucun ne semble être impliqué dans le meurtre...
- Tu as regardé le dossier de Sullivan de près ? demanda Casey
- Euh... comme il n'est pas suspect, je ne vois pas l'intérêt...
- Bear..., soupira Casey. Tu passes à côté des choses, des fois... »
Bear... Casey l'appelait toujours par ce sobriquet qui était un jeu de mot avec son nom ; ça lui rappelait sans cesse qu'il était un vieux fonctionnaire grincheux qui avait hâte de prendre sa retraite...
- « Y a quoi d'intéressant ?» interrogea Bearchan.
- Sullivan est orphelin, tu le sais, non ? Devine où il a été élevé...
- Silent Hill ?...
- Ouais, et c'est quoi l'orphelinat de Silent Hill ? »
Bearchan resta la bouche ouverte quelques secondes. Non, ça ne se pouvait pas... Deux coïncidences comme ça, c'était impossible...
- « Ouais, mon vieux : la Wish House... Là où Stone a été tué... »

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MessageSujet: Re: ~ Silent Hill : Return to Paradise ~   Lun Déc 24, 2012 3:52 pm

Citation :
Citation :
Chapitre 04121 - (Steve Garland)
HAIRESIS
(Première Partie)


«Chaque fois qu'on observe un animal, on a l'impression qu'il y a là un être humain en train de se foutre de nous...»

15 février 1994... Animalerie «Garland», Ashfield... 19H00...

Steve avait décidé de fermer une heure plus tôt que d'habitude, ce soir. Déjà parce qu'il en avait plein le dos, et aussi parce qu'un horrible meurtre avait visiblement été perpétré hier, à Pleasant River, pas loin d'Ashfield, et que du coup, les clients se faisaient plutôt rares. Il n'avait pas fait son chiffre d'affaire aujourd'hui et il était passablement remonté.
Steve n'avait pas vraiment peur ; il avait un fusil à pompe sous le comptoir prêt à l'emploi, et il avait ses molosses dans la pièce d'à côté. Il les promenait parfois dans le quartier et tout le monde avait pu admirer les fortes mâchoires de ses deux mascottes. En fait, Steve Garland ne craignait pas grand monde : c'était un homme grand et musclé pour ses cinquante ans, connu pour ses humeurs changeantes. Steve se moquait bien de ce qu'on pensait de lui. De toute façon, ses idiots ne le connaissaient pas vraiment. Les seuls qui le connaissaient vraiment étaient ses animaux.

Ouvrir une animalerie s'était imposé après son divorce. Rien d'autre ne l'intéressait. Pas même sa fille, cette ingrate de Lisa, qui l'avait abandonné pour aller s'occuper des êtres humains de Silent Hill... Elle était devenue infirmière ! Mais comment pouvait-on accepter de faire un pareil travail ?! Entendre toute la journée des gens brailler, se plaindre, dire du mal de vous, les laver, leur faire faire leurs besoins... Dégoûtant... Steve avait quasiment renié sa fille, ce jour-là... Il lui aurait pardonné si elle était revenue, mais elle avait eu la bonne idée de disparaître de sa vie... Il ne savait pas ce qu'il était advenu d'elle, et parfois, il lui arrivait de se le demander...
Mais qu'importe, ses animaux lui donnaient tant de travail et de satisfaction qu'il n'avait pas trop le temps de penser à autre chose. Les animaux, eux, ne vous jugeaient pas, ils étaient toujours de votre côté et ne vous trahissaient jamais... contrairement aux êtres humains... Ils étaient purs...

Steve aimait tous les animaux, les chiens et les chats surtout, mais les autres aussi ; à ses yeux, n'importe quel animal valait deux fois plus qu'un être humain. Dans son animalerie, il vendait des animaux de compagnie standards, mais aussi des reptiles, des poissons, des rongeurs ; Steve avait pensé à se procurer des insectes, car certaines personnes semblaient en raffoler.

Steve s'attela à la tâche qui consistait à nettoyer les cages de ses protégés. Il fallait évacuer les déchets des cages, changer leur eau, le fourrage... Steve aimait faire cela ; il oubliait alors ses soucis. Regarder les yeux de ses protégés pleins d'amour pour lui, le remerciant de prendre autant soin d'eux, cela le remplissait d'un bonheur simple mais constant. Même si son bonheur s'était terni il y avait quelques années... lorsque Kitty était mort...
Kitty avait été son animal favori, un chat qui était toujours resté plutôt petit et maigre toute sa vie, un chat blanc avec des taches rousses, absolument adorable. Il avait été un fidèle compagnon avant de mourir de sa belle mort, trois ans plus tôt. Steve avait cru alors qu'il ne le supporterait pas... Les gens ne pouvaient pas comprendre ce qu'il ressentait... Il n'aurait pas été plus triste si cela avait été sa fille...
Sans compter que Kitty avait déjà failli mourir une fois, il y avait seize ans de cela... Steve s'en rappelait parfaitement...

Un jour, un enfant était entré dans la boutique, et s'était amusé à essayer de caresser les souris blanches dans leur cage en passant la main entre les barreaux ; Kitty se promenait alors dans le magasin (Steve le laissait en liberté) et s'était mis dans la tête d'attirer l'attention du garçon en se frottant contre sa jambe. Le garçon avait été sottement surpris par ce contact et la cage des souris blanches étaient tombée par terre avec grand fracas, manquant de peu d'assommer mortellement son Kitty, qui s'en était sorti avec le museau éraflé. L'enfant s'était répandu en excuses, disant qu'il n'avait pas voulu faire mal à son Kitty, mais Steve ne s'était alors jamais senti dans une telle fureur. Il avait tellement gueulé contre le sale môme que les voisins avaient appelé la police pour voir ce qui se passait. Mais le gamin était parti sans demander son reste et Steve ne l'avait plus jamais revu... C'était tant mieux...
Depuis ce jour, la haine de Garland envers les humains avait atteint son apogée. Il bossait ici parce qu'il fallait bien vivre, mais quand l'heure de la retraite aurait sonné, il se prendrait une baraque cossue dans un village paumé, loin de tout et de tous, entouré seulement de ses chères bêtes... Peut-être aurait-il des poules et des canards... Des chevaux aussi... Quelques chèvres et moutons... Steve aurait voulu avoir tous les animaux de la planète chez lui... autour de lui...

Il avait fini avec la cage des cochons d'Inde et referma la porte. Les petites boules de poils s'enfouirent sous la paille pour faire leur sieste. Steve se dirigea vers la porte d'entrée et la ferma à clef : plus de client pour aujourd'hui.
Il lui arrivait encore d'imaginer que Kitty trottinait dans la boutique, entre les rayons, en faisait tinter sa clochette, et parfois il se surprenait à l'appeler en sifflant. Il était difficile d'oublier un animal qui s'était tant incrusté dans votre vie...

Mais il avait deux animaux, bien vivants, dans le chenil d'à côté et il était l'heure de leur faire prendre un peu d'exercice. Steve habitait dans l'immeuble d'à côté et pour rien au monde il n'aurait laissé ses amis dans le chenil toute la nuit. Il n'avait pas beaucoup de place chez lui, alors deux dobermans dans son trois pièces, ce n'était pas facile à gérer tous les jours. Mais Steve le faisait avec plaisir. De plus, il y avait des malades à chaque coin de rue et deux bêtes de ce gabarit, ça dissuadait le tout venant...
Steve passa un coup de chiffon sur son comptoir. Il dut insister sur une tache bizarre, rougeâtre, qui ne voulait pas partir. Il était assez maniaque sur la propreté de son magasin, et il déversa pas mal de détergent dessus, mais ça ne partait pas... pas du tout... il avait même l'impression d'étaler la chose de façon catastrophique... En levant les yeux, Steve vit une autre tache sur l'aquarium en face de lui. Ca, c'était un peu fort : il était passé devant tout à l'heure et n'avait rien vu. Il essaya de gratter pour l'enlever, mais elle s'étala elle aussi, tant et si bien qu'il ne voyait plus les poissons derrière la vitre. Mais c'était quoi, ce truc ?! Steve commençait à voir des taches partout... Et si un animal était blessé ? Ca ressemblait à du sang... Non, plutôt un genre de rouille liquide, mais comment ça avait pu arriver ici ? Il regarda les canalisations du plafond mais ne vit rien qui gouttait...

Steve retourna derrière son comptoir. Il verrait ça demain, il n'avait pas le temps, il devait sortir les chiens... Et puis, l'air était de plus en plus étouffant ici, il fallait qu'il sorte pour respirer un peu... Il se retourna vers la porte du chenil...
Une énorme tache rouge se répandait sur la porte, une tache rouge qui avait la forme d'une... énorme patte de chien... Steve sursauta de terreur devant ce qu'il savait impossible... Il n'y avait rien tout à l'heure... Et un chien ne pouvait pas laisser de telles traces... Il avait la berlue... Il était fatigué, il devait rentrer se coucher... Ce n'était pas une patte de chien... Il devait emmener ses bêtes hors d'ici... Qu'est-ce qu'il faisait chaud...

La poignée de la porte était maculée de liquide rouge mais Steve était prêt à tout pour ses chiens. Il la saisit à pleine main et poussa la porte vers l'intérieur. Il jeta un oeil prudent dans le chenil, mais il ne vit pas ses dobermans. Ils étaient peut-être tout au fond (il ne les enfermait jamais...).
Steve fit quelques pas dans la pièce tout en appelant ses chiens par leurs noms. Il entendit alors un son, comme un bruit de griffes sur le sol. Steve se sentit soulagé : il reconnaissait le bruit familier que faisait les pattes de ses chiens. Mais il n'entendait qu'un seul pas, étrangement lent et lourd...

Steve se rendit compte qu'il faisait encore plus chaud ici que dans le magasin. Un tuyau quelconque avait dû péter. Il appellerait le service de maintenance du quartier pour qu'il s'occupe de ça... Steve commençait à s'impatienter, d'habitude à cette heure-ci, ses chiens étaient surexcités et avaient hâte de sortir, mais le bruit de pattes était toujours aussi lent... Steve se porta à la rencontre de ses bêtes... Mais il ne vit pas ce qu'il s'attendait à voir...
Une ombre gigantesque se tenait au fond du chenil. C'était un de ses chiens, mais... sa taille n'était pas normale... Il était trop gros, trop grand... Ses chiens étaient d'une taille impressionnante, mais là c'était tout bonnement impossible... Il se frotta les yeux pour être sûr de bien voir... L'animal se dirigeait vers lui, d'un pas traînant, comme si sa lourde carcasse était un fardeau trop lourd à porter... Et il sortit de l'ombre...

C'était un chien monstrueux... un corps couturé de cicatrices, des plaies ouvertes, suintant le sang et le pus... une tête, non, deux têtes, sur ce corps hideux... ses deux chiens, en un seul... des yeux blancs révulsés, une bave jaunâtre qui pendait en longs filets brillants des gueules perpétuellement ouvertes... deux langues qui traînaient sur le sol... une démarche claudiquante, bancale, ponctuée par le bruit des griffes sur le sol, longues et affutées comme des cisailles...
Steve recula... il recula devant cet animal absolument terrifiant, cet animal qui n'en était plus un... Un grognement ininterrompu s'échappait de la gorge éventrée... Les deux têtes se tournèrent vers leur «maître», et soudain, le monstre chargea Steve. Celui-ci se jeta de côté, évitant la pesante créature de justesse. Se relevant instantanément, il se précipita sur son comptoir et s'empara du fusil à pompe qu'il gardait caché. Se retournant, l'arme braquée sur le monstre, il le mit en joue. Mais une autre vision d'horreur l'arrêta.
Sur le dos de la créature, là où aurait dû se trouver sa queue, il y avait un chat... une moitié de chat, une tête et des pattes avant qui griffaient la croupe du chien...
Un chat blanc avec des taches rousses...

Les oreilles aplaties, les yeux rouges, le chat crachait comme un enragé. Le chien ne se retournait pas, il exposait au canon du fusil son postérieur ravagé, attendant que Steve se décide à tirer sur son cher Kitty... Il ne pouvait pas... Garland n'avait jamais tiré sur un animal... Il ne pouvait pas tirer sur son Kitty... Non, Kitty était mort... Cette horrible chose essayait de le tromper... Ses mains tremblaient et le canon du fusil dévia un peu... Il fallait le faire... S'il ne tuait pas cette monstruosité, ce serait elle qui le tuerai... Il raffermit sa prise sur la crosse, visa, fit feu...
Le chat explosa littéralement sous l'impact, le chien poussa un jappement pitoyable, et s'affaissa sur le côté. Un trou béant était apparu dans le flanc gauche de la bête, mais elle n'était pas morte... Mais qu'est-ce qui pouvait bien tuer une telle créature, de toute façon ? Il voulut l'achever mais son fusil s'enrailla ; affolé, terrifié par son acte, il se rua sur la porte en sautant par-dessus le comptoir, sortit son trousseau de clefs et tenta de déverrouiller la porte ; mais il ne trouvait pas la bonne clef : ses mains étaient moites et tremblaient comme celles d'un vieillard.

« Insuffle la vie à l'animal qui est en toi... * »

Steve n'osa pas se retourner. Il avait entendu distinctement une voix douce prononcer ces mots. Il était subjugué par la vision de la porte qui fondait littéralement devant lui, comme du métal en fusion, se changeant en liquide pourpre poisseux et puant... Et de l'autre côté, une véritable meute de monstruosités semblables à celle qu'il avait laissée derrière lui, aboyant, hurlant, grognant dans sa direction... Qu'avait-il fait pour mériter ça ?... Steve se mit à arracher le peu de cheveux qu'il lui restait aux tempes... N'avait-il pas toujours été bon pour eux ? Pourquoi lui en voulaient-ils autant ? Il se boucha les oreilles, rendu sourd et aveugle par ce qu'il entendait, par ce qu'il voyait... Il fallait que cela s'arrête... Comme un dément, il se mit à aboyer lui aussi...

Des détonations retentirent derrière lui ; des choses lui entraient dans le corps. En baissant les yeux, il vit son propre sang imbiber sa chemise, ses intestins s'échappant de son bas-ventre, se répandant sur son pantalon... Médusé, il les prit à pleine mains... tomba à genoux...
La dernière chose qu'il vit fut la meute hurlante se précipitant sur lui pour la curée...
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Extrait de Cradel of Forest, Silent Hill 4 : The Room


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