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 Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)

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MessageSujet: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Sam Oct 13, 2012 12:57 am

Hum, alors voici un tout petit extrait de ma fan fiction, j'attends vos avis !! alien



CHAPITRE 1

Kimberly Reynolds était une garce. Et non je n’exagérais pas !!
Elle se tenait là, droite comme un I, me toisant du haut de son mètre 80 (étrange, comme tout le monde parait avoir 1m80 quand on est petit), avec son éternel regard de sainte ni touche, on lui aurait donné le bon dieu sans confession ! Sauf que moi je la connaissais bien, je savais ce qu’elle valait, c'est-à-dire pas grand-chose !
Elle arborait une tunique beige –elle adorait les couleurs pastelles qui la faisaient paraitre encore plus angélique – et un pantalon en lin un ton plus foncé auquel elle avait ajouté une paire d’escarpins blancs à talons compensés qui la rendaient encore plus grande ce qui était loin de la mettre dans mes petits papiers !
Un gros sac en toile couleur taupe muni un grand fermoir en forme de nœud venait compléter sa tenue sans détonner avec le « style chic et sage » que suggérait cette dernière.
Un moment je fus tentée de lui claquer la porte au nez après l’avoir généreusement arrosée d’insultes –c’est d’ailleurs ce que je fis lors de notre dernière entrevue- mais je n’aime pas me répéter, aussi je restais là dans mon pyjama gris préféré, fixant avec hostilité celle qui fut comme une sœur pour moi et qui maintenant était devenue une ennemie.
Vous devez surement vous demander la raison d’une telle hostilité, ce qui peut amener une personne normalement constituée à haire quelqu’un qui, autrefois faisait pratiquement partie de sa famille, ce qui peut briser ce lien sacré unissant autrefois deux fillettes atypiques qui ont grandit ensemble, surmonté tant d’épreuves en croyant que jamais rien ne changerait entre elles, eh bien à mon grand désarroi le conflit est d’une banalité affligeante, un vrai cliché ! À défaut de persister jusqu’à nos décès respectifs, notre amitié aurait mérité une meilleure fin.
Kim la vertueuse, Kim l’exemplaire, Kim la sérieuse avait commis l’irréparable méfait de coucher avec Aurélien, le petit ami –Ex petit ami du coup- de ma colocataire et farfelue amie, Fiona. Poussant même le vice jusqu'à nier dans un premier temps avant de craquer et d’avouer son acte abominable.
J’ignore ce qui me dégoutait le plus dans cette histoire : Le fait qu’elle ait osé trahir et blesser une amie en la personne de Fiona, le fait qu’elle m’ait regardée dans les yeux et m’aie jurée qu’elle n’avait rien fait, ou encore qu’elle se soit clairement affichée avec ce lâche depuis la rupture. Et puis quelle importance au fond, je la haïssais un point c’est tout.
- Fiona est là ? Me murmura-t-elle de sa voix si douce et harmonieuse.
Je gardai le silence, non Fiona n’était pas là et Kim le savait très bien puisque chaque jeudi soir, « notre » amie était de service à la cafeteria du campus et le fait qu’elle l’ait demandé ne fit que m’exaspérer d’avantage.
Elle me regarda dans les yeux et je ne sus ce qu’elle y vit mais elle détourna aussitôt le regard en se passant nerveusement la main dans ses cheveux châtains clairs qu’elle coupait toujours juste en dessous du menton.
-Ellie, je ne suis pas là pour me disputer, je sais ce que tu penses de moi, mais les choses sont plus compliquées qu’elles n’y paraissent. Reprit-elle après s’être rendu compte que je ne répondrai pas à sa question. D’autre part, enchaina t’elle, avant que je ne puisse riposter, j’aimerai vraiment faire amende honorable auprès de Fiona et qu’on redevienne amies comme avant.
Je laissai échapper un ricanement amère, venait elle vraiment de me parler d’amitié?!!
-Une amitié comme celle là ?!! Elle s’en serais bien passée !! Et puis, je présume que tu n’as pas traversé le campus pour me servir ton baratin, alors dis moi ce que tu viens vraiment faire ici ou dégages ta carcasse de trainée hors de ma vue !
Je finis ma phrase les dents serrées car c’était le seul moyen que j’avais trouvé pour ne pas hurler.
Je vis les ailes de son nez battre frénétiquement, bon sang je devenais vraiment effrayante quand je m’énervais ! Je ne sais pas ce qui peut être aussi terrifiant chez une fille de mon gabarit, mais pour l’instant cela m’allait très bien.
- Toujours aussi rancunière, hein ?! Lança-t-elle sur un ton de reproche.
Je m’abstins une fois de plus de répondre, « peut être que si je ne lui réponds pas elle se lassera et décampera d’ici avant le retour de Fiona » me surpris-je à penser.
- Enfin je passais juste donner à Fiona son cadeau d’anniversaire, qu’elle en fasse ce qu’elle veut, tu pourrais lui souhaiter un bon anniversaire de ma part ? Je l’aurais bien fait moi-même mais elle supprime systématiquement mes messages, sans même les ouvrir, d’après Aurélien !
La simple évocation de ce salaud me donna la nausée, j’avais toujours eu un mauvais pressentiment le concernant, il paraissait trop gentil, avec trop de monde pour être franc et puis ses yeux bougeaient un peu trop à mon gout, comme pour enregistrer tout ce qui se passait et en faire une étude poussée, bref il sentait le calculateur à plein nez !
Pourquoi ne pas en avoir parlé à Fiona me diriez vous ? Tout bêtement par ce qu’elle en était folle et que je me sentais un peu bête de dissiper son nuage rose à cause d’un excès de popularité et une hyper mobilité oculaire.
Je pris le paquet qu’elle me tendait et lui claquai la porte au nez –Qu’est ce que c’était bon !!! – puis estimant que Fiona avait le droit de le foutre elle-même à la poubelle, je jetai le petit cube bien emballé sur son lit en m’effondrant sur le mien : L’anniversaire de Fiona, demain c’est l’anniversaire de Fiona et je l’avais complètement oubliée !! Honte à Elizabeth Anne Cooper, même la pire des garces –Kimberly Reynolds- s’en était souvenue et toi, tu as osé oublier …
Encore pire je n’avais aucune espèce d’idée de ce que je pouvais bien lui offrir !!
Je regardai ma montre, 20h30 : j’étais mal barrée, très mal barrée.








CHAPITRE 2

Ma première idée fut de me précipiter au centre commercial qui ne fermait qu’à 21h, et de lui acheter une jolie paire de chaussures, mais je me ravisai aussitôt, honteuse d’avoir envisagé un cadeau aussi impersonnel à Fiona !
Le fait est que, depuis les trois années que compte notre amitié, chacune de nous redouble d’efforts et de créativité pour trouver le cadeau le plus personnel qui soit, à offrir à l’autre. Ainsi j’eu droit à une très vieille édition de Blanche Neige l’année où un nain psychopathe me suivait par tout, à des patins à roulettes (pas des Rollers non, d’authentiques patins à roulettes qui devaient avoir à peu prés le même âge que moi et qui roulaient incroyablement bien) suites à mes retards répétés en cours, et enfin à un adorable chemisier rouge vif à col rond arborant un élégant « Coop’ » juste au-dessus de mon sein gauche, qu’elle avait cousu et brodé elle-même il y’a quelques mois, quand l’un de nos professeurs, Monsieur Murdoch décréta en plein cours que le rouge flatterait bien mieux mon teint.
-Réfléchie Ellie de quoi a-t-elle besoin ?... Commençai-je à marmonner, en faisant les cent pas dans notre petite chambre.
De chaussettes, d’un mec bien, d’un fusil à pompe et d’un permis de tuer délivré par un juge du Missouri aux noms de Kimberly Reynolds et d’Arnaud Herault …
-Tu n’avances pas ! M’emportai-je avant de me retourner et de faire face au Laptop jaune poussin que Fiona aimait tant.
-Toi, Titi, tu vas m’aider !! Lui susurrai-je en l’ouvrant, bien décidée à fouiller l’historique des dernières pages qu’elle avait visitées, mais je n’eu pas besoin d’aller jusqu’à là car déjà, une idée germait dans ma p’tite tête rousse, une idée inspirée par le fond d’écran que mon amie avait choisie : Le plaisir coupable !
Le plaisir coupable était une boite de striptease située dans le district noir, c'est-à-dire le quartier des vampires, d’ordinaire je m’interdisais formellement d’aller dans des endroits où on regarde des gens -vivants ou non- se dénuder, jugeant que c’était une atteinte à la dignité humaine (ou autre) mais j’avais quand même fait une entorse au règlement et y avait trainée Fiona en une énième tentative de lui faire oublier sa rupture –Ah l’amitié !!- j’avais finalement fait mouche et elle fut conquise par la beauté exotique –Et je ne parle nullement de géographie puisque le personnel y est essentiellement composé de vampires et de lycanthropes- des danseurs si bien qu’elle en était devenue complètement fan, allant même jusqu'à s’inscrire sur le site web du club. Depuis quand les boites de striptease avaient-elles des sites web ??
J’imprimai les quelques autres photos de danseurs qu’elle avait en réserve, les glissai dans mon sac et rabattis l’écran en vitesse avant de filer me changer.

*

Il y a une question existentielle que toutes les filles du monde doivent se poser au moins une fois par semaine : Que vais-je porter ?!Pour ma part j’optai pour le petit chemisier rouge sus cité, un petit slim taille basse d’un bleu foncé caractéristique des jeans neufs, et mes adorables espadrilles rouges à pois blancs que j’avais depuis un bail. Je passai mes doigts dans ma crinière chocolatée et jetai un dernier regard au miroir à côté de la porte d’entrée : On ne me laissera jamais entrer au club dans mon état mais ma tenue était tout à fait convenable pour rôder autour.
Je retournai les poches de mon blouson pour y débusquer mes clefs et les fourrai dans mon sac en toile noire avant de sortir en toute hâte.
Il était 21H16 lorsque je garai mon épave -qui fut autrefois une fière Fiat 500 verte- dans le Parking d’un restaurant : le « J’ai les crocs !! » situé à deux pattées de maison du club, pourquoi ne pas me garer dans celui du club?! Eh bien pour y avoir été une fois, je peux vous garantir que si vous trouvez une place sur le parking du Plaisir coupable après 21h, c’est que vous avez le cul bordé de nouilles !!
Ce qu’il y a de bien avec les citadines –c’est bien connu- c’est qu’on peut les garer n’importe où, une chance qu’Owen, mon beau père, n’aie pas vendu celle de maman (qui vouait un culte sans bornes aux vieilles voitures) qu’il préféra me remettre dés que j’eus l’âge de conduire, maintenant que j’y pense, il devait vraiment détester cette pauvre bagnole !
Je réussis l’exploit de sortir sans érafler la voiture garée à quelques centimètres de la mienne, le quartier n’était pas des plus rassurants mais j’étais d’humeur aventurière ce soir et de toute façons ce ne sont pas les malfrats en eux même que je craignais mais plutôt les dégâts que je pourrais leurs infliger s’ils m’agressaient et plus précisément, les conséquences des dits dégâts.
Vous devez vous demander comment je peux être aussi sure de l’emporter face à plusieurs vilains agresseurs dans un quartier mal réputé, certainement pas grâce à ma taille ou à mes biscotos mais plutôt à mon « Don » de télékinésie.
Don n’est pas vraiment le terme adéquat, Plaie, malédiction, anomalie ou défaut seraient plus amènes à vous décrire la chose qui est en moi.
N’allez pas imaginer un scenario avec un laboratoire, des rayons gamma ou des araignées radioactives, non rien de tout cela, je suis née ainsi, la loterie génétique me direz vous … Jackpot vous êtes un monstre !!!
D’ailleurs je déplaçais des objet par la simple pensée avant même de savoir parler ce qui me valût pas mal d’ennuis, imaginez un peu ce que c’est que d’avoir cinq ans et de comprendre que votre propre famille vous craint.
Plus tard je conclus un pacte avec ma mère : Je m’engageais à ne plus utiliser mon « don » en contre partie elle me laissait avoir une scolarité normale et renonçait à me faire su ivre des cours par correspondance.
Bien sur cela ne serait pas une plaie si c’était aussi simple, car comme l’Incroyable Hulk, je n’ai pas toujours le contrôle sur cette partie de moi même, en particulier quand je perds mon sang froid… Tiens c’est peut être ça qui effraie les gens quand je me retiens d’exploser, peut être perçoivent-ils d’instinct que l’orage n’est pas bien loin.
Toujours est-il que si je venais à me faire agresser par des bandits armés jusqu’aux dents et que j’avais le malheur d’utiliser la télékinésie pour sauver ma peau, ils risqueraient à peine quelques mois de prison(en admettant qu’ils y survivent bien sure) Alors que moi, on m’installerait sur une ravissante chaise qui m’enverrait bouffer les pissenlits par la racine … Bienvenue au Missouri !!
Je formulai donc une prière silencieuse pour que mon trajet se fasse sans pépins et on dut m’entendre car je progressais sans encombres, passant bien sure devant le « J’ai les Crocs » -un restaurant Vampire- puis le « Cirque des Damnés » surplombé par ses fameux clowns-vampires en néon, j’aimais bien cette enseigne, elle révélait – à mon sens – la vraie nature des clowns. Ciel ce qu’ils m’horrifiaient avec leurs rires grinçants, leurs énormes chaussures et leur maquillage grotesque ! Comment des êtres, sensés faire rires les enfants peuvent ils êtres aussi sordides ?!
Je me souviens encore du jour où mes parents en avaient engagé un pour animer ma fête d’anniversaire. Je devais avoir six ou sept ans, nous ne savons toujours pas comment l’énorme étagère sur laquelle étaient rangés nos dictionnaires a pu lui tomber dessus … Non, nous n’en avons AUCUNE idée !!!
Je me rendis compte en voyant la dite enseigne, que j’étais presque arrivée, encore quelques minutes et je serai aux Plaisir Coupable.
Je m’engageai donc dans une ruelle qui devait donner sur l’arrière du club là où se trouvait l’entrée des artistes.
Mon plan consistait à me pointer là bas avec mes photos pour demander quelques dédicaces au nom de Fiona Miller … Simple et efficace, Fiona allait adorer !!
En arrivant dans le cul de sac, j’eu une drôle de sensation, comme si le silence de la nuit m’enveloppait, un peu à la manière d’une bulle. Je percevais à peine le brouhaha des rues plutôt animées du Quartier Rouge.
J’étais donc seule à l’arrière d’un club de vampires, guettant l’arrivée de plusieurs lycanthropes et de morts-vivants dans une ruelle sombre et déserte … Mais qu’est ce qui ne va pas chez moi ??!!

**

J’avançais d’un pas mal assuré, m’enfonçant un peu plus dans un silence de morts (oui, je sais, mon humour est merdique quand je stresse), l’isolation sonore du club devait être excellente car je n’entendais même pas la musique à l’intérieur, même si je savais que ce n’était pas le genre d’établissements à mettre de la musique à fond, c’était bien plus … Raffiné !
L’impasse longeait le club sur plusieurs mètres ce qui la rendait d’autant plus étrange. Je passai devant l’énorme benne à ordures qui se trouvait sur ma gauche et dissimulait à ma vue un gros tas de caisses en bois qui s’empilaient en une mini tour à l’équilibre précaire, un peu plus loin je distinguai un petit escalier sur lequel trônait la fameuse porte.
- Bingo, articulai-je, toute fière de ma trouvaille.
Je saisis l’une des caisses et m’assis dessus en jetant un nouveau regard à ma montre : Déjà 21h29, un doute affreux m’envahit alors, et si les artistes étaient déjà dedans ? Et si j’arrivais trop tard ? Je n’aurai rien à offrir à Fiona demain matin !!

Je chassai ces idées noires de mon esprit.
- Les danseurs vont arriver d’une minute à l’autre, tu vas gentiment leurs demander de signer ces photos et ils le feront et tu auras un cadeau génialissime pour Fiona…
Je me perdais donc dans les rouages de ma pensée quand j’entendis un bruit de pas qui se rapprochait très vite de ma position, soulagée je fis mine de me lever mais me ravisai de suite en percevant un second bruit; celui d’un véhicule qui s’engageait dans la ruelle, je l’entendis s’arrêter puis un deuxième bruit de pas vint se joindre au premier et bientôt ils cessèrent tout les deux.
Curieuse, je m’accroupie derrière la benne à ordures pour voir ce qui se tramait ; les deux hommes se faisaient face. Le premier était jeune, j’estimai son âge aux environs de 25 ans, blond, grand et mince sa taille étant joliment mise en valeur par des vêtements moulants quant à ses cheveux d’un blond riche, ils cascadaient librement sur ses épaules … Aucun doute, c’est un danseur ! Me dis-je
Le deuxième par contre était nettement plus vieux, la soixantaine bien tassée !! Il était plus petit et plus rond que son cadet et portait des vêtements quelconques qui faisaient très « Retraité négligé ».
Il régnait entre ces deux là une telle tension que je retins mon souffle sans m’en rendre compte, une tension qui laissait deviner un lourd contentieux entre eux. Bizarrement, le danseur semblait plus intimidé par son ainé, Il parlait en regardant derrière lui comme pour préparer sa fuite, et je le vis effectivement reculer d’un pas sans tourner le dos à son interlocuteur pour autant, mais Mr Retraité lui prit aussitôt le bras et il s’arrêta net, comme pétrifié par ce contact, il garda cette position quelques secondes puis vacilla avant de s’écrouler sur le bitume .
Au même moment les portes arrière du van blanc garé dans la ruelle s’ouvrirent à la volée pour livrer passage un troisième lascar.
Le nouvel arrivant était plus grand et plus mince que les deux autres, il avait des boucles noirs coupées très courts qui contrastaient d’une façon saisissante avec son teint blafard, il émanait de lui une sorte d’aura de danger et de violence (Oui un type avec des bouclettes pouvait être effrayant. C’est dingue non ?!!) Qui me glaça le sang.
Je ne sus si c’était le fameux teint, la fluidité du mouvement ou le fait qu’il ait hoché la tête dans ma direction dés la seconde où ses pieds effleurèrent le sol, mais je sus instantanément que c’était un vampire.
Je récapitule : J’étais coincée dans une impasse, derrière un club de vampires, où j’assistais à l’enlèvement d’un garou (C’était évident qu’ils n’étaient pas là pour taper la causette) Par un retraité peu orthodoxe et une version déterrée de Mika (Rien de relaxant en somme), pire encore : J’étais repérée. Et Merde.

***

Le déterré marmonna quelque chose à l’intention de son comparse puis, empoigna le danseur, toujours recroquevillé par terre et le souleva comme s’il ne pesait guerre plus qu’un poulet vidé pour s’éclipser avec, dans la camionnette en refermant la porte.
Après quelques secondes d’immobilité quasi parfaite, le vieillard fit volte face et se mit à avancer à vive allure dans ma direction.
Je vis sa main disparaitre dans sa veste et en ressortir avec une arme d’appoint équipée d’un dispositif silencieux.
Jusqu’ici, j’assistais à tout cela comme si je n’étais point concernée par ce qui arrivait, comme on regarde un film ou bien ce genre de rêves où vous observez passivement le moustachu vous poignarder. Mais alors qu’il était à quelque pas de ma position je réalisai brutalement ce qui se passait : Ces Hommes allaient prendre le Danseur canon et me tuer ! Mon cadavre sera retrouvé dans cette ruelle sordide et on conclura que « La groupie » -c’est comme ça que me surnommeront les enquêteurs- avait été au mauvais endroit au mauvais moment.
Je savais peut être faire bouger des objets mais pour ce qui est d’arrêter les balles, il ne faut pas exagérer !!
Sortant de cette inexplicable torpeur, je regardai ce qui m’entourait ; des caisses, de vieilles caisses en bois. Je tendis les doigts vers elles et me concentrai de toutes mes forces pour me les « Approprier », je ne voyais plus qu’elles, les caisses et leur mouvements il n’y avait que cela qui importait. Je me retournai vers mon bourreau en les projetant à grande vitesse. Elles s’abattirent sur lui dans un bruit sourd, le projetant quelques mètres plus loin.
Je quittais l’abri de ma benne en courant et ramassai en toute hâte l’arme qui lui échappa des mains lors de l’impact.
Il ne bougeait plus. Une large plaie lui barrait le front et arrosait généreusement son visage de sang bien rouge, Son nez semblait cassé et l’ensemble de son facies était sacrement amoché mais il respirait encore. Allait-il survivre ? Allais-je finir toastée sur une chaise ?
Un bruit attira mon attention vers la camionnette et je me rendis compte que j’avais des problèmes plus urgents à régler. Bouclette était ressortie de son charriot, certainement alerté par le boucan de ma prestation, et se tenait à présent devant le Van dans une immobilité parfaite.
Je pouvais sans l’ombre d’un doute affirmer que Mika n’aurait jamais réussis s’il avait ressemblé un tantinet plus à cet être. Son visage avait cet aspect anguleux qu’ont les gens d’une maigreur extrême, ajoutez à cela ces cheveux très gras et vous obtiendrez une vraie caricature de vampire. Pathétique.
Ses petits yeux noirs me fixaient intensément comme pour évaluer le nombre de secondes qui lui faudrait pour m’achever, c’était probablement ce qu’il essayait de déterminer d’ailleurs.
Mon instinct me soufflait que s’il bougeait j’étais finie, qu’une fois lancé, je n’aurai aucun moyen de l’arrêter qu’il me fendrait dessus et me déchiquetterait la gorge. Je me concentrai donc sur un bout de bois qui jonchait le sol sur ma gauche et le projetai en un mouvement d’yeux dans le torse du vilain macchabé avant qu’il n’ait pu comprendre ce qui lui arrivait. On s’attend rarement à ce qu’un brin de jeune fille sache balancer des trucs sans les toucher, sombre crétin il aurait quand même dû se méfier en voyant son acolyte à terre.
Je ne sais à quoi je devais m’attendre, à se qu’il se momifie sur place, qu’il éclate en redécorant les murs, qu’il tombe en cendres … Mais à la place, il empoigna le pieu de fortune et se l’arracha de la poitrine avec une aisance terrifiante. Les Vampires n’étaient-t ils pas sensés clamser s’ils se faisaient empaler par un pieu en bois ?!!
Il regarda le morceau de bois dans sa main comme s’il en avait jamais vu au par avant puis poussa une sorte de rugissement qu’aucune bouche humaine n’aurait pu reproduire.
Je fis un pas en arrière, effrayée par ce qui allait advenir de ma pauvre carcasse, et dans ma panique je trébuchai sur le vieux tas toujours inconscient et m’étalai lamentablement par terre.
Un rictus mauvais déforma ses traits, le spectacle devait donc être à son goût, il amorça un mouvement vers moi, il était à moins d’une seconde de moi, de ma gorge, de ma vie quand dans un geste désespéré et purement instinctif, je tendis une main vers la camionnette.
C’est alors qu’une chose incroyable se produisit ; Dans un horrible son de froissement de taules, je vis une partie de l’arrière du van se détacher comme arrachée par quelque force invisible –ma force invisible- et écraser littéralement le mort vivant, l’emportant au fond de la ruelle.
Je me relevai en me disant que finalement ce n’était pas plus mal que je sois tombée, et m’empressai de ramasser l’arme qui m’avait à mon tour, échappée lors de ma chute, ne voyant nulle part mon sac je décidai de revenir le chercher plus tard.
Je jetai un coup d’œil derrière moi, rien ne bougeait. Je décidai donc d’aller porter secours au pauvre danseur toujours recroquevillé à l’arrière du véhicule éventré.
Il avait ramené ses genoux contre son torse et les avait entourés de ses bras dans une posture qui témoignait d’une telle vulnérabilité que j’en eu la gorge serrée, qu’avaient ils bien pu faire à cet homme pour le mettre dans cet état ?!!
Plus étonnant encore : Ils n’avaient même pas prit la peine de le ligoter. Comment pouvaient-ils s’assurer qu’il resterait dans cet état de choc pendant toute la durée du trajet ?!
Je posai mon arme sur le plancher de la camionnette avant de grimper prudemment à l’arrière puis lui tendis lentement ma main droite dans un geste qui se voulait calme et rassurant et après une brève hésitation, il glissa vers moi une main tremblante que je tirai avec précaution sans détourner le regard de ses yeux écarquillés du même bleu que celui d’un ciel d’été.
J’étais presque parvenue à le faire descendre quand je vis ses yeux s’agrandir encore plus (et oui c’était encore possible !!!) et sentis ses doigts se raidir douloureusement sur les miens, j’eu à peine le temps de me retourner que le vampire m’empoigna le bras gauche et me tira comme une vulgaire poupée de chiffon. Il était dans un piètre état, son épaule droite était étrangement plus basse que la gauche son coude gauche était fracturé j’arrivais même à voir les os de son avant bras !! Quant à son visage, on aurait dit qu’il avait été « râpé » comme du gruyère à certains niveaux laissant apparaitre une partie de sa pommette gauche et de sa mâchoire. Le danseur refusant de me lâcher je me retrouvais tiraillée entre les deux, si je ne faisais rien, ils finiraient par m’écarteler !
Je me laissais choir et balançai mon pied dans l’épaule droite de Mika, mon médecin de beau père m’avait maintes fois répété que l’épaule ou « articulation scapulo-humérale » était l’articulation la plus mobile du corps ce qui la rendait très fragile et qu’un rien pouvait la désaxer. Un rien comme mon pied !
Cela ne le fit pas se tordre de douleur mais sa prise sur mon bras faiblit l’espace d’un instant et j’en profitai pour tirer sur mes deux bras pour les libérer mais ne réussissant point à me dégager de la poigne du garou, je changeais de tactique en lançant tous les bouts de bois environnant sur le vampire, cela ne le tua pas mais me donna le temps de ramper hors de sa portée et de ramasser mon arme.
- Lâche-moi !!! Criai je à l’intention du garou qui obtempéra miraculeusement et ainsi je pus enfin disposer de ma main droite qui alla rejoindre sa sœur sur l’arme juste au moment où le vampire amorçait son bond.
Je n’avais jamais tenu d’armes de ma vie mais la cible était si proche que même si je l’avais voulu je n’aurai pu la rater.
Je me laissai le temps de voir ma première balle l’atteindre juste au dessous de la clavicule avant de fermer les yeux et de me concentrer sur la flexion de mes doigts sur la gâchette encore et encore jusqu'à ce qu’une main se pose sur mon épaule, j’ouvris les yeux et constatai avec soulagement qu’elle appartenait au danseur.
Il m’observait, la tête penchée sur le côté. J’entendis un petit bruit et me tournai dans un sursaut vers la ruelle pour me rendre compte que je tirais toujours et depuis un bon moment puisque le chargeur était vide.
Sans me quitter des yeux, il appuya son torse contre mon flanc puis enroula ses bras autours de moi et me serra fermement contre lui.
D’ordinaire je répugne à laisser des gens me toucher, les contacts humains me dérangent et je réagis assez violement quand on me touche sans autorisation, mais allez savoir pourquoi le contact de ce garou/stripteaseur me faisait le plus grand bien, et à en juger par la façon dont ses tremblements cessèrent je dirais que ce sentiment était amplement partagés.
Je ne sus combien de temps nous restâmes ainsi -quelques minutes au plus- avant que la porte arrière du club s’ouvre à la volée déversant des flots de vampires, de garous et d’humains survoltés dans la ruelle, je fus happée par un malabar à longues dents qui entreprit de me séparer de mon compagnon d’infortune mais dut renoncer en voyant que le danseur ne me lâchait pas.
-Qu’est ce qu’il a ?! Me grogna Monsieur muscles.
D’accord j’étais en face d’un groupe de garous et de vampires prêts à l’emploi donc soit, ils croyaient que j’avais essayé de nuire au danseur ce qui était peu probable vue la façon dont il m’enlaçait, soit que j’avais assisté à quelque chose de compromettant pour eux, dans les deux cas j’en avais trop vu et devinez ce qui arrive aux témoins gênants dans les films …
Je décidai donc que montrer ma peur à l’ennemi était une très mauvaise idée, les personnages tremblotants et suppliants ne font pas de vieux os dans toute histoire qui se respecte, par contre les grosses gueules désinvoltes ont une durée de vie nettement plus appréciable.
J’enfermai donc toutes mes angoisses dans une bulle que j’enfouis tout au fond de moi, Non je n’allais pas craquer ni supplier ni faire une putain de crise de panique, j’allais m’expliquer avec ces vampires et au pire des cas je les tuerai comme j’ai tué les deux dernières personnes à m’avoir embêtée !! D’accord je délirais mais me dire que j’avais une arme dont ils ne soupçonnaient pas l’existence me rassura un peu.
-Il est en état de choc !!
Je parvins à parler d’une voix égale en y mettant juste assez d’irritation pour dissimuler ma peur sans que mon interlocuteur le prenne pour un défi.
Le grand vampire me toisa un moment, ses petits yeux noirs se perdaient dans l’immensité de son visage aux traits quelconques, il n’avait pas l’air d’une flèche, le videur par excellence me direz vous, lorsque il finit par hocher la tête dans ma direction, deux paires de bras me saisirent par les épaules et entreprirent de m’entrainer vers l’escalier, mais à peine avions nous fait 2 pas que le danseur se mit à crier, je me tournai du mieux que je pus pour le voir gesticuler et se débattre avec ferveur.
- On s’en occupe amenez la au Maitre ! Vociféra Monsieur muscle et notre funeste trio se remit en route.

Mon sang se solidifia à ces simples mots, « Le maitre » désignait sans nul doute le Maitre de la ville et propriétaire du club, le fameux Jean Claude, chouchou des medias et vampire le plus connu de la côte est.

J’avais déjà rencontré le dit vampire lors de ma première visite aux Plaisirs Coupables et ce bonhomme me foutait sérieusement les jetons !! Car outre son statut de vampire le plus puissant de Saint Louis, le gus avait de cette beauté irréelle qui captive voir hypnotise quiconque s’aventurerait à l’admirer, à la façon d’une Méduse des temps modernes mais en beaucoup plus vicieux car chaque partie de son corps appelait à être admirée et retenait le regard laissant ses observateurs complètement démunis.
Si j’avais envie de revoir cette créature ? Certainement pas !! Si mon avis avait une quelconque importance ? Pas plus. Merde.


Dernière édition par Admin le Jeu Jan 17, 2013 10:20 pm, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Mer Déc 05, 2012 10:35 am

WOW trop génial! comment tu fais pour entré dans l'univers d'un autre auteur pour en faire des fans fiction? si tu élabort un peu et modifie deux trois trucs, ca pourrait bien se vendre......

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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Jeu Déc 06, 2012 10:35 pm

C'est un truc que je fais toujours en lisant des histoires, j'imagine d'autres personnages que j’intègre à la trame (ces temps ci je fais ça avec La série Merlin ^^) Et oui ça peut se vendre, ça me rappelle Fifty Shades of Grey qui était au départ une fanfiction de Twilight ^^ mais je ne pense pas que ça soit assez bon pour remporter un tel succes.
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Doom218

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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Sam Déc 08, 2012 6:03 am

Shocked Fifty Shade of Grey? Tu es sur que c'est une fan fiction de Twilight? je trouve pas de lien... Shocked

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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Sam Déc 08, 2012 8:32 pm

Sisi !! Christian = Edward (ça tue le charme donc je préfère ne plus y penser)
Mais ça a été laaaargement remanié donc Christian Grey est unique !
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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Jeu Avr 04, 2013 12:53 am

J'ai enfin fini cette histoire cheers
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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Mer Juil 03, 2013 8:40 am

Je suis jalouse! j'aimerais biens faire un truc comme ca ...
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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   Lun Juil 22, 2013 7:34 am

Jalouse de quoi? c'est ma seule œuvre achevée et encore elle n'a pas encore été corrigée Razz 
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MessageSujet: Re: Frissons, délices & Cie (Autours de l'univers d'Anita Blake, chasseuse de vampires)   

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